L’expertise autrichienne en matière d’énergies renouvelables pourrait profiter à l’Afrique, selon la vice-présidente de la BAD

0

La vice-présidente du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) chargée du Développement régional, de l’Intégration et de la Prestation de services a affirmé le 11 mars 2024 à Abidjan, la capitale ivoirienne que l’Afrique, dans le cadre du développement de son secteur des énergies renouvelables, peut bénéficier de l’expertise de l’Autriche, un pays largement alimenté par des sources d’énergies renouvelables.

« L’Autriche est alimentée à 80 % par des énergies renouvelables. L’expertise des entreprises autrichiennes est extrêmement précieuse pour l’Afrique qui dispose d’abondantes sources d’énergie solaire, hydroélectrique, éolienne et géothermique », a déclaré Marie-Laure Akin-Olugbade, à des parlementaires autrichiens en visite au siège de la Banque à Abidjan.

Rappelons que l’Afrique dispose d’un potentiel quasi illimité de capacité solaire (11 térawatts), de 350 gigawatts d’hydroélectricité, de 110 gigawatts d’énergie éolienne et de 15 gigawatts d’énergie géothermique.

Les députés Hermann Brückl et Sibylle Hamann et des membres de la délégation parlementaire autrichienne sont en visite en Côte d’Ivoire et au Burkina Faso. Concernant l’énergie propre, ils ont appris comment l’initiative « Desert to Power » de la Banque africaine de développement, d’un montant de 20 milliards de dollars, vise à produire 10 000 mégawatts d’énergie solaire pour alimenter 250 millions de personnes dans 11 pays du Sahel dont le Burkina Faso.

Accompagnés de l’ambassadeur d’Autriche en Côte d’Ivoire et au Sénégal, Ursula Fahringer, les parlementaires ont également été informés du travail de la Banque dans le secteur de l’agriculture, en particulier, la création de Zones spéciales de transformation agro-industrielle (SAPZ), l’industrialisation, la gestion des déchets à Abidjan, l’eau et l’assainissement ainsi que les effets de l’insécurité, en particulier dans la région du Sahel.

Mme Akin-Olugbade a remercié l’Autriche pour son soutien constant à la Banque et à son guichet de prêts concessionnels, le Fonds africain de développement, ainsi qu’à divers autres fonds fiduciaires et initiatives.

Notons que l’Autriche, qui a rejoint la Banque en 1983, a participé à toutes les augmentations générales du capital de la Banque et aux reconstitutions des ressources du Fonds africain de développement. Lors de la 16e reconstitution des ressources du Fonds en décembre 2022, l’Autriche a contribué à hauteur de 123 millions d’euros (environ 135 millions de dollars), soit une augmentation de 12,6 % par rapport à la reconstitution précédente. Plus de 8,9 milliards de dollars ont été mobilisés lors de la 16e reconstitution des ressources du fonds, la plus importante de son histoire.

Au cours des cinq dernières années, le Fonds africain de développement a permis de raccorder 15,5 millions de personnes à l’électricité, de soutenir 74 millions de personnes grâce à une agriculture améliorée, de construire ou de réhabiliter près de 9 000 kilomètres de routes. Il a également permis à 50 millions de personnes d’avoir accès aux transports et à 42 millions de personnes d’accéder à de meilleurs services d’eau et d’assainissement.

Le Centre for Global Development a classé le Fonds au deuxième rang parmi 49 agences de développement bilatérales et multilatérales pour la qualité de son aide.

L’ambassadrice Ursula Fahringer a déclaré que l’Autriche porte un grand intérêt économique à la Côte d’Ivoire et que « c’est la raison pour laquelle elle envoie régulièrement des missions économiques en Côte d’Ivoire. Une autre mission est attendue au mois de juin. »

Takaaki Nomoto, administrateur du Groupe de la Banque pour l’Autriche, le Japon, l’Arabie Saoudite, le Brésil et l’Argentine, a participé à la réunion.

Lors de cette rencontre, Marie Laure Akin-Olugbade était accompagnée de plusieurs hauts responsables de la Banque, dont Joseph Ribeiro, directeur général adjoint pour la région Afrique de l’ouest, Caroline Kende-Robb, directrice principale du Département de la stratégie et des politiques opérationnelles, Omar Sefiani, trésorier de la Banque, Gauthier Bourlard, directeur et conseiller spécial au sein du cabinet du président, Yvette Glele-Ahanhanzo, directrice du Suivi de portefeuille et de la Prestation de services et Josiah Maxmillan Bankole Jarett, directeur de la Stratégie et de la Prestation de services au cabinet du président.

Moctar FICOU / VivAfrik

Laisser un commentaire