Le coût de l’adaptation du changement climatique de l’Afrique

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Les enjeux de lutte contre le « changement » ou le « réchauffement » climatique sont d’ordre planétaire. De nouvelles négociations internationales sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre sont en cours, dont l’objectif est d’aboutir à des accords à la COP21 de décembre 2015, permettant de limiter le réchauffement de la planète de 2°C au plus.

Dans ce contexte, d’après discussions internationales sur les responsabilités de chaque Etat, quels vont être les rôles et les contributions des pays en développement et en particulier des Etats africains ?

Selon financialafrik.com du 22 septembre, 2015 et parcouru vivafrik.com, l’Afrique joue un rôle « mineur » dans le réchauffement de la planète avec moins de 3% des émissions de gaz à effet de serre. Mais ce continent devient et sera peut-être davantage touchée par ses effets, comme l’atteste l’accroissement des zones de sécheresse et d’inondations dans certaines de ses régions.

Selon le Pnud, le coût d’adaptation du changement climatique serait de 45 milliards d’€ annuel à l’horizon 2050. Le prisme international et médiatique sur des Etats africains et pays en développement en «attente» de solutions en la matière est malheureusement toujours persistant.

Tout comme le Mexique, premier pays émergent à avoir annoncé publiquement en fin mars 2015 ses objectifs de réduction des gaz à effet de serre de 25 % d’ici 2030 par rapport à 2013, en Afrique c’est le Gabon qui, en avril les avait officiellement fixé à 50 % à l’horizon 2025. A mi-septembre 2015, ce sont 8 pays d’Afrique qui ont remis leurs copies. Quid des processus d’engagements des autres pays en développement et Etats africains et avec quels types de projets structurants et inclusifs s’interroge-t-on?
Les objectifs de la Conférence

Les objectifs sont de mettre en relief les initiatives constructives publiques, sociales et privées de certains pays africains et pays en développement, par des politiques, projets endogènes ou en collaboration avec des partenariats publics et privés internationaux.

Le dynamisme d’acteurs publics, privés, sociaux, qui s’engagent dans la lutte contre le changement climatique et plus généralement dans le développement dit « durable ».
Les impacts réels ou potentiels de leurs actions sur le bien-être des populations urbaines et rurales.

Moctar FICOU / VivAfrik