COP21 – l’Ethiopie et le Maroc : bons élèves pour leurs engagements en faveur du climat

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A une semaine de la conférence internationale sur le climat (COP21), 170 pays ont présenté à l’Organisation des Nations unies (Onu) leurs engagements de réduction des gaz à effet de serre (Ges) à l’horizon 2025-2030. Ces promesses restent globalement insuffisantes pour contenir le réchauffement sous le seuil des 2 degrés par rapport à l’ère préindustrielle. Si tous ces engagements étaient tenus, la planète se réchaufferait de +3° en 2100 par rapport au niveau d’avant la révolution industrielle, contre +4 à 5° si rien n’était fait a indiqué Ecofin dans sa livraison du 23 novembre dernier et lu par vivafrik.com.

Dans ce cadre, une poignée de pays seulement ont présenté des engagements jugés suffisants par les Organisations non gouvernementales (Ong). L’Ethiopie et le Maroc figurent parmi ces bons élèves.
L’Ethiopie a en effet annoncé un objectif très ambitieux de réduction de 64% de ses émissions de Ges d’ici à 2030 par rapport au niveau où le conduirait la tendance actuelle, accompagné d’une forte accélération vers les énergies renouvelables.

Le Maroc pour sa part, pays-hôte de la COP 22 l’an prochain, s’est, quant à lui, engagé à réduire de 13% ses émissions de Ges d’ici à 2030. Il affirme pouvoir aller jusqu’à une baisse de 32% avec un appui financier international, via notamment le Fonds vert pour le climat, et s’engage sur une production d’électricité à 50% issue des énergies renouvelables d’ici à 2025.

Début mars, l’Union européenne (environ 10% des émissions, 3e rang) a été la première à transmettre son plan : réduire d’au moins 40% d’ici à 2030 ses émissions par rapport à 1990. Ces engagements insufflent une dynamique positive, mais ces pays pourraient améliorer leurs contributions, souligne la Fondation Hulot, tandis que le pôle de recherche Climate action tracker juge ce niveau d’engagement moyen.

A noter que le Nigeria est compté parmi les pays pétroliers qui n’ont pas encore présenté des engagements de réduction de Ges à l’Organisation des Nations unies.
Moctar FICOU / VivAfrik