Les Pays-Bas accordent un don de 7 millions de dollars à la FAO pour améliorer son système d’images par satellite

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Les Pays-Bas et la FAO intensifient leur collaboration dans la gestion de l’eau. Un don de sept millions de dollars du gouvernement néerlandais en faveur de l’utilisation des technologies de télédétection permettra d’aider les pays du Proche-Orient et d’Afrique à améliorer leur utilisation de l’eau pour la production agricole, apprend-on dans lematin.ma du 14 janvier et visité par vivafrik.com.

 Situation de «pénurie chronique», c’est ainsi que qualifie le Centre national de la recherche scientifique (Cnrs, France) le stress hydrique qui caractérise l’Afrique du Nord et le Proche-Orient. De plus, le Cnrs évalue à seulement 55% les prélèvements en eau qui sont réellement consommés, les 45% restants sont perdus soit par drainage, fuite ou évaporation lors de l’irrigation. En Afrique du Nord, à l’image des pays émergents, l’agriculture consomme 70% de l’eau disponible. Selon une étude de la FAO (Agance des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) publiée en mars 2015, la sécheresse arrive en tête des catastrophes qui frappent le continent, puisqu’elle a affecté 150 millions de personnes à travers 27 pays d’Afrique subsaharienne et provoqué 23,5 milliards de dollars de pertes. Ce déficit hydrique est également valable pour le Maroc. En décembre 2015, l’Institut mondial des ressources hydriques a établi un rapport sur la situation de l’eau dans 167 pays dans lequel le Royaume figure parmi les 33 pays les plus menacés. Cette situation de stress hydrique chronique, qui risque de s’aggraver en raison des changements climatiques dont l’une des manifestations est la sécheresse, a conduit la FAO a mettre au point un programme quadriennal, qui est un portail d’images par satellite actualisées et interprétées, montrant l’état des terres cultivées en temps quasi réel : «Sur la base de ces informations, qui intègrent les précipitations et les données de transpiration des plantes, les experts sont en mesure d’évaluer les zones où la productivité de l’eau et des terres est faible, ce qui signifie que ces zones utilisent des quantités relativement élevées de ressources limitées pour un rendement minimal», rapporte sur son site Internet la FAO.

En novembre dernier, ce programme a bénéficié d’un don de sept millions de dollars du gouvernement néerlandais. «Grâce à cette approche innovante de télédétection pour améliorer la productivité de l’eau, nous offrons aux agriculteurs un outil concret pour décider du meilleur usage de l’eau et quels types de plantes cultiver, mais aussi de la campagne de croissance de façon à pouvoir cibler leurs investissements», a 
indiqué la représentante permanente des Pays-Bas auprès de la FAO, Gerda Verburg. Selon l’agence onusienne de l’agriculture et de l’alimentation, la solution passe par une production agricole moins gourmande en eau, le renforcement de la résilience des communautés agricoles face aux inondations et aux sécheresses et le recours aux technologies d’assainissement de l’eau qui préservent l’environnement. 

 

Moctar FICOU VivAfrik

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