Ressources hydriques : Vers la création d’un Fonds mondial bleu

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Un Fonds Mondial Bleu, une perspective qui pourrait fortement contribuer au développement durable des ressources hydriques en matière de financement des projets et programmes des pays dont les cours d’eau y prennent source ou les traversent et « qui sont prêts à coopérer » pour leur partage équitable. La mise en place de ce fonds sera une des solutions que le Panel Mondial sur l’Eau et la Paix présentera dans son rapport aux Nations Unies en Décembre 2017.

A l’image du Fonds Vert, un Fonds Bleu est en ligne de mire pour permettre les pays qui partagent la ressource en eau d’avoir des opportunités pour développer des activités et de créer une stabilité géopolitique entre les Etats en question.

« Le nerf de la guerre c’est l’argent, les investissements sur les questions d’Eau tournent autour des infrastructures mais il n’y a pas beaucoup de financement sur les questions de l’eau d’une manière générale comme facteur de paix et d’intégration. Il est question de mettre en place un fonds  bleu à l’image du fonds vert qui va se consacrer à travers ses Etats qui partagent la ressource en eau des possibilités de pouvoir générer des activités, une dynamique qui permettra de développer la paix autour des bassins d’eau », a indiqué le ministre de l’hydraulique et de l’assainissement, Mansour Faye, à l’occasion du Pane de Haut Niveau sur l’Eau et la Paix, les 5 et 6 avril 2016, à Dakar.

Et pour que l’Eau soit vectrice de Paix et non source de conflit, la mise en place dudit fonds contribuerait fortement à la stabilité géopolitique des Etats comme ce fût le cas entre le Sénégal et la Mauritanie en 1989. « Lors des évènements un tout petit difficile entre le Sénégal et la Mauritanie, l’OMVS fonctionnait à travers la CPE qui a joué son rôle et qui est parvenu en réalité à stabiliser les pays autour du bassin et procéder à la normalisation des relations entre la Mauritanie et le Sénégal », a rappelé Mansour Faye.

A cet effet, le président de Strategic Foresight Group, Dr Sundeep Waslekar abonde dans le même sens en soulignant que « la perte ou le déficit de l’eau ne sont pas source de conflit mais c’est le déficit de sagesse politique et de confiance qui sont sources de conflit ».

Pour lui, « la meilleure manière d’élaborer les solutions, ce serait d’examiner le concept de financement bleu pour s’assurer qu’il y’ait un investissement, de créer les atouts autour de l’eau pas seulement le renforcement des capacités mais pour faire de l’éducation, de l’électricité hydroélectrique. L’intérêt de ce financement pour créer une collaborative autour des infrastructures et ces financements sont disponibles pour les pays qui sont prêts coopérer pas seulement au niveau national ».

Crée en novembre 2015 à l’initiative de la Suisse et d’autres pays dont le Sénégal afin de proposer une architecture mondiale et des recommandations pour utiliser l’eau en tant qu’outil de paix et de coopération  et non source de conflit, le Panel Mondial sur l’Eau et la Paix veut s’inscrire dans le développement durable des infrastructures hydriques.

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