Le Congo vole au secours d’un couple d’éléphants

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Suite à l’apparition de deux éléphants à Kinkala dans la rivière de Ngabadzoko (département du Pool), la ministre de l’Economie forestière, du développement durable et de l’environnement, Rosalie Matondo, a exhorté le 8 janvier les populations à ne pas trop approcher les pachydermes.

« La présence d’éléphant dans cette contrée est un fait historique », s’est réjouie à adiac-congo.com la ministre Rosalie Matondo lors d’une visite à Kinkala suivant les endroits où se trouvaient les mammifères. C’est pour la première fois depuis plus de 70 ans que la présence d’un éléphant est signalée dans cette partie de forêt du Congo ; les derniers éléphants avaient été aperçus à Kinkala en 1946. Pour le gouvernement congolais, le plus important c’est de veiller à la protection des deux animaux. « C’est intéressant de voir des éléphants, surtout pour les jeunes gens qui n’ont jamais vu un éléphant, mais il faut surtout se garder de les approcher. Le gouvernement lance un appel pour que ces bêtes ne soient pas touchées », a déclaré Rosalie Matondo, insistant sur le fait que l’éléphant est une espèce protégée. Le sous-préfet de Kinkala, Paul Ngoma, qui accompagnait la ministre de l’Economie forestière, a tenté de décrire l’itinéraire du couple de mammifères. « Ils sont passés par les villages Bayaka et Madzia, après ils ont pris la voie carrossable jusqu’au village Yokama avant de se retrouver aux alentours de Kinkala, plus précisément dans la forêt de Ngabadzoko », a précisé Paul Ngoma.

Les deux mammifères portent des colliers pouvant permettre de les identifier. D’après une source au ministère de l’Economie, les autorités congolaises ont saisi le WWF- un organisme en charge de la protection des espèces sauvages-, pour connaître davantage l’itinéraire exact des deux éléphants. L’organisme onusien devrait également confirmer, à travers leur taille, les dimensions de leurs oreilles et leurs trompes, si ces deux animaux sont effectivement de la famille des éléphants des forêts d’Afrique. Si un couple d’éléphants se retrouve à Kinkala le long de la rivière Ngabadzoko, note la ministre Rosalie Matondo, c’est qu’ils peuvent facilement avoir accès à l’eau, aux fruits, aux herbes (…) pour survivre. « Comme ce sont des mâle et femelle, ils peuvent se reproduire. Il faut que nous les protégions afin que cela soit possible. S’ils se sentent menacés ils risquent de quitter la contrée et même de traverser les frontières », a averti la ministre Rosalie Matondo. Du point de vue de l’environnement, la réapparition de ces mammifères pourra contribuer à la régénération de l’écosystème, surtout pour cette forêt qui a subi d’énormes dégradations du fait de l’homme. « L’éléphant revient toujours sur ses traces ; sa présence permet une régénération forestière. Nous pourrons dire que c’est un signe d’espoir pour notre écosystème », a enfin renchéri Rosalie Matondo.

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