Importation de véhicules : des normes ouest-africaines communes plaidées

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Boubacar Mbodj, conseiller spécial à la présidence de la République sénégalaise, en charge de l’environnement et des énergies renouvelables a invité mercredi 27 décembre 2017 les pays de l’Afrique de l’Ouest à s’accorder sur les normes communes en matière d’importation de véhicules d’occasion, dans le but d’éviter d’exposer les populations aux « produits nocifs » et polluants.

« Si on a une politique commune émanant du trafic, alors que l’on n’a pas les mêmes normes chez nos voisins, cela ne servirait à rien », s’est désolé Boubacar Mbodj  en marge de l’atelier consacré aux réalisations du projet de suivi de la qualité de l’air dans le cadre du Projet d’appui au transport et à la mobilité urbaine (Patmur). Plaidant qu’il faut « ériger des règles communes au niveau sous-régional » pour mettre fin à ce fléau. Poursuivant son speech, il ajoute, qu’« aujourd’hui, il urge de réfléchir à l’industrie de l’automobile, car le principe pollueur-payeur doit être consacré. Nous devons pousser les industriels à concevoir des véhicules propres au niveau de l’Afrique de l’Ouest », a-t-il proposé, préconisant une réflexion au niveau de la sous-région afin d’édicter des normes communes, notamment au sein de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao).

« Près de 400 gros porteurs circulent par jour sur la RN1. L’essentiel d’entre eux, provient de la sous-région », a renseigné M. Mbodj. « L’air n’a pas de frontière, car l’épisode de la poussière qui sévit présentement vient du désert » à travers des pays comme la Mauritanie, l’Algérie, le Mali et « un peu plus haut », a-t-il dit. « Nous sommes en alerte rouge et au niveau des hôpitaux, on va se rendre compte que les personnes souffrant d’insuffisance cardiaque, d’asthme et d’autres pathologies, sont les plus consultées », affirme Boubacar Mbodj.

 A l’en croire, les voitures de type diesel, qui émettent du dioxyde d’azote, contribuent « fortement à la détérioration de la qualité de l’air », a-t-il indiqué, en signalant que selon des statistiques, « près de 12 000 mètres cubes d’air sont inhalés chaque jour et par personne ». Or, a poursuit le conseiller à la présidence de la République, l’air ainsi inhalé comporte des particules fines, ce qui fait que « les poumons seront touchés nomment chez les personnes âgées et les enfants ».

Moctar FICOU / VivAfrik

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