Evolution de la forêt du bassin du Congo depuis l’an 2000

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Les profondes mutations connues par la forêt du bassin du Congo depuis l’an 2000 sont néfastes à la faune et la flore sans épargner l’espèce humaine. D’après le professeur Mahli, les changements apportés au Bassin du Congo, provoqués par la déforestation par exemple, signent non seulement la perte de la biodiversité, mais pourraient également conduire à des changements tels que dans la configuration mondiale des pluies.

La razzia de la forêt du bassin du Congo

Au cours des années précédentes (la dernière décennie) la forêt du bassin du Congo a connu une razzia la menaçant fortement. La conversion des terres à des fins agricoles, l’exploitation irrationnelle des ressources forestières et le déboisement sont des facteurs de déforestation. Ainsi, sur les quatre milliards d’hectares de forêts existantes, 13 millions disparaissent chaque année.

Cette destruction touche particulièrement le continent américain et africain qui perdent respectivement 4 et 3.6 millions d’hectares chaque année. Les forêts tropicales sont plus menacées. Chaque année jusqu’à 9 000 000 m3 de bois sont légalement récoltés dans la forêt du bassin du Congo.

Par ailleurs, des recherches au Cameroun ont montré que la quantité de bois vendue illégalement à l’intérieur du pays est plus grande que celle récoltée légalement. Les régions du Congo sont adeptes d’une biodiversité vaste. Elles ont consenties, pendant des années, des efforts considérables de conservation des écosystèmes permettant de protéger cette région où prospèrent une diversité animalière (gorilles, éléphants, bonobos et okapis).

Une forêt nourricière… se meurt peu à peu

La forêt du bassin du Congo fournit de la nourriture, des médicaments…à des millions de d’habitants. En outre, ses arbres libèrent de l’oxygène et absorbent du dioxyde de carbone, (Gaz à effet de serre) responsable du changement climatique.

Elle occupe la deuxième place des plus vastes forêts tropicales de la planète avec une superficie de 2 000 000 Km2 après la forêt amazonienne. Elle est partagée par six pays : le Cameroun, la Centrafricaine, la République du Congo, la République Démocratique du Congo, le Gabon et la Guinée Équatoriale. En République Démocratique du Congo, la forêt couvre 60% du territoire et emmagasine 8% du carbone mondial ce qui fait d’elle le quatrième plus grand réservoir forestier de carbone au monde.

Les pays du bassin du Congo définissent la forêt comme un espace représenté par des arbres ayant une hauteur minimale de 3 m sur une superficie minimale de 0, 5 ha avec un taux de couverture des houppiers de 30%.

Aida Kebe DIAGNE (Stagiaire) / VivAfrik

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