La BAD accompagne la Gambie dans les cinq grandes priorités de la Banque

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La Banque africaine de développement (Bad) compte aider la Gambie à entrer résolument dans la destinée la plus prometteuse envisagée par tous. Et pour arriver à cette fin, l’institution financière africaine s’engage à appuyer le pays dans de nombreux secteurs tels que l’agriculture, l’énergie, la pêche etc.

« La relation de la Gambie avec le Groupe de la Banque africaine de développement date de 1974 », a d’emblée rappelé la directrice générale adjointe de la Bad lors de la Conférence de plaidoyer en faveur du Plan national de développement (PND 2018) de la Gambie le 20 février 2018 à Dakar. « Depuis lors, nous avons accompagné le pays dans de nombreux secteurs, et tout particulièrement, à l’heure actuelle, nous nous concentrerons sur les secteurs de l’énergie, de l’agriculture, de la gouvernance économique et financière, de la pêche…

Ces secteurs sont des secteurs clés, ils sont baptisés les cinq grandes priorités de la banque : Eclairer l’Afrique, Nourrir l’Afrique, Intégrer l’Afrique, Industrialiser l’Afrique et Améliorer les conditions de vie des africains. Nous allons donc tout à fait en cohérence avec le PND 2018 de la Gambie couvrant la période 2018-2021 » a-t-elle affirmé.

La Banque africaine de développement a actuellement en Gambie un portefeuille de prêt de 400 millions de dollars en Gambie

La Banque va également s’aligner sur les priorités de la Gambie à savoir les secteurs générateurs de revenus à savoir, hormis l’agriculture, l’énergie et la pêche le tourisme et surtout la création d’emplois pour les jeunes et les femmes. « La Banque africaine de développement a actuellement en Gambie un portefeuille de prêt de 400 millions de dollars et nous avons l’ambition de mobiliser aussi bien en ressources internes mais également à travers un certain nombre de partenariat, avec d’autres bailleurs de fonds des sommes plus importantes pour accompagner le Plan national de développement 2018 de la Gambie.

Pour sa part, Amadou Sanneh, ministre gambien des Finances et des Affaires économiques a souligné qu’Adama Barow a pris plusieurs mesures visant à améliorer les conditions de vie des gambiens en stabilisant l’économie. Parmi les défis sociaux à relever, le ministre cite le manque d’opportunités pour la jeunesse, le redressement de l’économie, assurer la fourniture à moindre coût de l’énergie à tous les gambiens, assurer une agriculture durable en Gambie… Si l’on se fie à ces dires, le gouvernement est conscient qu’il doit davantage agir et de façon urgente s’il veut répondre aux attentes du PND 2018.

Sur ce point précis, Amadou Sanneh explique que le nouveau contexte ouvre une nouvelle ère favorable à l’avènement d’un Etat démocratique et à la mise en œuvre de grandes réformes nécessaires à la réalisation d’une croissance économique solide, inclusive et durable. Le processus d’élaboration du Plan a été participatif, impliquant le gouvernement, la société civile, les organisations non gouvernementales, le secteur privé et les partenaires au développement.

La vision et l’objectif du Plan nation de développement 2018 de la Gambie

Venu prendre part à cet événement, le ministre sénégalais du Budget Birima Mangara a estimé que « ce vent nouveau qui s’élève en Gambie est une double ambition. D’une part, elle cherche le renforcement de la démocratie et la transformation structurelle de nos économies afin de les inscrire sur la trajectoire de mise en place de meilleures structures de production, d’autre part, elle vise l’amélioration des conditions de vie des populations en éradiquant la pauvreté, le terrorisme, l’émigration clandestine, et garantir ainsi une parfaite cohésion sociale ».

Une nouvelle Gambie

C’est dans cadre, selon lui, que la Gambie a adopté cette année un nouveau modèle économique fondé sur le Plan national développement 2018-2021. La vision déclinée par la nouvelle Gambie : un pays qui respecte les normes les plus élevées de gouvernance, de responsabilité et de transparence où la cohésion sociale et l’harmonie prévalent entre les communautés.

D’après M. Mangara, les citoyens jouissent d’un niveau vie et de services de bases pour leur permettre de mener une ascendance et une vie digne. Rappelant la vision et l’objectif du Plan nation de développement, il informe qu’il s’articule autour de huit priorités stratégiques à savoir : rétablir la bonne gouvernance, le respect des droits de l’homme, la primauté du droit, autonomiser les citoyens par la décentralisation et la gouvernance locale, stabiliser l’économie, stimuler la croissance et transformer l’économie, moderniser l’agriculture et la pêche pour une croissance économique soutenue, la sécurité alimentaire et nutritionnelle et la réduction de la pauvreté.

Moctar FICOU / VivAfrik

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