La République Démocratique du Congo, premier pays à tester le REDD+

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 « Réduire les émissions liées à la déforestation et à la dégradation des forêts », tel est le but de REDD+. Elle lutte contre le réchauffement climatique passant par une lutte contre la dégradation forestière. Elle constitue un élément essentiel des efforts mondiaux pour atténuer les changements climatiques. La FAO soutient les pays en développement dans leurs processus de REDD + et fait en sorte que leurs engagements politiques, tels qu’ils sont représentés dans leurs contributions prévues déterminées au niveau national, entrent en action sur le terrain. Mais ce mécanisme est aujourd’hui très critiqué d’autant plus qu’il est sur le point d’être appliqué dans un pays jugé pas encore prêt à le faire fonctionner normalement, la République Démocratique du Congo.

8% du carbone mondiale sont abrités par les arbres congolais. Ce pourcentage important  a poussé la banque Centrale de juger que la RDC serait le pays idéal pour démarrer son programme REDD+ avant de l’étendre sur 49 autres pays émergents ou en développement d’ici la fin de l’année.

Recevoir les fonds de REDD+

Le projet laisse perplexe plus d’un. Pour recevoir les fonds de REDD+, une juridiction de toutes pièces a été créée par la RDC. Elle  distribuera l’argent à des investisseurs et à des ONG qui seront payés pour mettre en place des projets de conservation de la forêt.

Des chercheurs se sont prononcés là-dessus et ils estiment qu’il  fallait mettre en place un outil de contrôle à posteriori qui vérifie la cohérence des politiques forestières des Etats qui est d’ailleurs inexistante au Congo puisque le gouvernement de Kinshasa vient de rétablir des concessions illégales sur 6500 km2 de forêt.

Les compagnies aériennes seront les gagnantes du moment ou il y a une forte chance qu’elles achètent les crédits carbone générés par le projets.

Aida Kebe DIAGNE (Stagiaire) / VivAfrik

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