Les conséquences de la pollution sur les fœtus estimées à plus de 1,2 milliard £

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Une équipe de l’Inserm/Sorbonne Université de l’EPAR a rendu publique, dans la revue Archives de Pédiatrie, les résultats de recherches sur la pollution atmosphérique et les naissances. D’après ces experts, les résultats montrent que la prise en charge des mamans enceintes d’un enfant hypotrophe (une naissance à terme avec un poids à la naissance inférieur à 2,5 kg), durant la grossesse et jusqu’à l’accouchement, coûte 25 millions d’euros. En parallèle, les soins pour les enfants sur l’ensemble de leur vie coûtent 1,2 milliard d’euros.

Isabella Annesi-Maesano, directrice de recherche Inserm en charge de l’étude, affirme que : « les coûts estimés sont supportés par les pouvoirs publics qui financent les structures de soin et de prise en charge ». Mais les coûts restants, comme la garde des enfants à domicile, l’absentéisme parental, l’éducation spécialisée… restent à la charge des familles.

Suffisant pour la scientifique de plaider pour la mise en place des politiques favorables à une meilleure qualité de l’air. « Il est nécessaire de mettre en place de vraies politiques d’amélioration de la qualité de l’air pour les générations futures. »

Pollution atmosphérique et développement de l’enfant

Outre le coût exorbitant évoqué ci-dessous, d’autres conséquences pèsent les fœtus et les femmes enceintes. Les femmes enceintes sont, en effet, particulièrement sensibles à la pollution de l’air. Les effets sur le fœtus peuvent engendrer des retards de croissance. Ainsi : « En France en 2012, 2,3 % d’enfants sont nés hypotrophes, dont la moitié en raison de l’exposition de la mère pendant la grossesse aux particules atmosphériques ». Les enfants touchés peuvent alors connaître un important retard au niveau du développement intellectuel et moteur, ont noté les chercheurs.

Moctar FICOU / VivAfrik

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