Ghana : la nourriture périmée distribuée aux sinistrés des inondations

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Le vice-président Mahamudu Bawumia avait distribué de l’huile alimentaire périmée aux victimes des récentes inondations dans le nord du pays. L’huile, qui avait expiré le mois dernier, faisait partie d’une série d’articles de secours présentés par le vice-président. En termes clairs, les autorités ghanéennes se voient ainsi liées à un scandale autour de l’assistance aux victimes des inondations meurtrières dans le Nord du pays, la semaine dernière. De l’huile de cuisson frelatée a du reste été distribuée aux victimes de ce drame sans aucune vérification.

L’organisation ghanéenne de gestion des catastrophes (Nadmo), a reconnu les faits. Néanmoins, elle évoque plutôt une bourde. En effet, explique l’organisation, l’huile était conservée dans un entrepôt dans l’optique d‘être consumée. Mais elle a quitté l’entrepôt et a été mélangée par erreur aux articles qu’a distribués le vice-président Mahamudu Bawumia aux victimes des inondations, s’est défendue la structure.

Pourquoi cette huile n’a pas été périmée ? Comment s’est-elle retrouvée au milieu des articles qui devaient servir aux dons ? Est-elle le seul article dont la date de péremption a excédé ? Autant de questions auxquelles les membres du principal parti d’opposition espèrent avoir réponse.

Les services de gestion des catastrophes sont actuellement dans la région pour récupérer l’huile périmée. Pendant ce temps des personnes se plaignant de maux de ventres après avoir consommé cette huile ont été signalées.

Le porte-parole de la Nadmo, George Ayisi, a déclaré à la BBC qu’ils n’ont pas encore confirmé si leur état de santé est directement lié à la consommation de cette huile alimentaire distribuée dans le nord après les inondations.

Pour rappel, les inondations de la semaine dernière causées par de fortes pluies et des débordements d’un barrage au Burkina Faso voisin ont fait au moins 34 morts, dans des villages situés près de la frontière burkinabé. Ce drame a créé une vive controverse, certains Ghanéens reprochant à leur chef d’Etat de n’avoir pas rendu visite aux victimes.

Moctar FICOU / VivAfrik

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