La capitale sénégalaise submergée par des pics de pollution de l’air

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La République du Sénégal est un exemple pour l’Afrique, pour être le pays avec le plus de transparence sur sa qualité de l’air. L’information Qualité de l’air est disponible publiquement et librement, une fois par jour à partir du site web suivant : air-dakar.org.

Malgré ce dispositif, dans une rue de Dakar, le 24 octobre 2018. Visibilité réduite, air difficilement respirable : l’épisode de pollution aux particules fines qui touche la capitale se prolongera au moins jusqu’à ce vendredi 26 octobre.

Dans ces rapports, il est clair que la pollution atmosphérique à Dakar existe, et plus particulièrement que, pendant la saison sèche, les niveaux de pollution au PM2.5 sont fréquemment « mauvais » (Unhealthy, AQI 150 a 200), voir même très mauvais (AQI > 200) – et ceci en dehors des épisodes de poussière

L’air de la capitale du Sénégal est chargé en particules fines depuis maintenant 48 heures. Des particules dangereuses pour les habitants fragiles. L’épisode est récurrent dans la ville, parmi les plus polluées au monde.

La sensation d’être dans un nuage de poussière en permanence, c’est ce que vivent la jeune Aminata Sall et sa famille. « C’est la ville, donc il y a beaucoup de voitures qui dégagent de la fumée. La fumée avec de la poussière, ça empêche les gens de respirer. Ma mère est asthmatique, elle ne peut pas trop s’adaptée. Parfois, elle va à l’hôpital pour prendre des médicaments et éradiquer ça », nous raconte la jeune fille.

Asthmatique elle aussi, Fatou Dhiaw est malgré tout sortie de chez elle. Pour tenir dans le centre-ville elle a pris ses médicaments… « J’ai la Ventoline, mais j’ai oublié l’autre. On ne voit pas bien, on ne respire pas bien. Donc c’est difficile pour nous », nous explique-t-elle.

Limiter son exposition à la pollution

Il y a des gestes simples pour limiter son exposition à la pollution. André Jacques Dioh travaille au centre de gestion de la qualité de l’air. « On demande aux gens de limiter leurs déplacements et de ne pas s’exposer à l’air ambiant. L’Etat du Sénégal fait des efforts. Le Centre de gestion de la qualité de l’air a fourni des données sur la pollution à Dakar. C’est le seul centre en Afrique de l’ouest. Dakar n’est pas la ville la plus polluée d’Afrique de l’ouest », assure le spécialiste.

Cette pollution provient surtout des vents du désert qui soufflent en cette saison. Dans l’air de la ville, toute l’année il y a sept fois plus de particules fines par rapport aux recommandations de l’OMS.

Moctar FICOU / VivAfrik

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