Lutte contre la faim et la malnutrition : la BAD au chevet du Soudan du sud

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Bonne nouvelle pour les autorités sud-soudanais. En effet, le Groupe de la Banque africaine de développement (Bad) a octroyé un investissement estimé à 43,57 millions $ au gouvernement de la République du Soudan du Sud pour la mise en œuvre du Projet d’intervention d’urgence régionale à court terme (Strerp) du pays.

L’organisation humanitaire internationale Action contre la Faim avait lancé en novembre 2017 un appel urgent aux dirigeants politiques pour qu’ils mettent fin à la crise alimentaire provoquée par le conflit au Soudan du Sud. Cet appel faisait suite à une nouvelle alerte mondiale du Cadre intégré de classification par phases de la sécurité alimentaire (Ipc) lancée.

Aujourd’hui, c’est la Bad qui s’investit dans la lutte contre la faim et la malnutrition au Soudan du sud avec une enveloppe de 43,57 millions $. Ce projet conçu pour permettre au gouvernement de répondre aux besoins croissants en nourriture et en nutrition du pays, tout en renforçant la résilience des communautés, pendant que la faim atteint des niveaux sans pareil dans le pays, vient soutenir les efforts à court et à long terme visant à améliorer la résilience et la sécurité alimentaire de la population. Mais aussi, soutenir des dizaines de personnes déplacées par le conflit en cours dans huit régions – Bhar El Ghazal Nord, Bahar El Ghazal Ouest, Lacs, Jonglei, Unity, Equatoria Ouest, Régions de Warrap et du Haut Nil.

Cette assistance financière sera mise en œuvre par le Programme alimentaire mondial des Nations Unies (Pam), qui accompagné de ses partenaires, intensifieront l’aide alimentaire et financière pour atteindre jusqu’à 5 millions de personnes dans les zones les plus touchées du Soudan du Sud d’ici à fin 2018.

En outre, le directeur du Pam pour le Soudan du Sud, Adnan Khan, a déclaré être très reconnaissant pour la contribution de la Bad dans la lutte contre la faim au dans le pays. Il ajoute également que « cela nous aidera énormément à fournir une assistance vitale à une période critique et à donner aux gens, les moyens de se nourrir non seulement aujourd’hui, mais aussi à l’avenir».

Il explique également que le Pam fournit divers types d’assistance: nourriture pour les personnes qui construisent et restaurent les avoirs de la communauté, nourriture d’urgence qui sauve des vies, alimentation scolaire d’urgence et traitement de la malnutrition chez les enfants et les femmes enceintes et allaitantes.

Toutefois, nous fait-il remarquer, malgré la récolte de septembre, 5,2 millions de personnes resteront dans la sécurité alimentaire intégrée. Phase Classification (IPC) Phase 3 (Crise), ne sachant pas d’où viendrait son prochain repas entre janvier et mars 2019.

Selon Benedict Kanu, directeur de la banque du Soudan du Sud, « le Strerp reflète l’engagement de la banque à aider ses pays membres régionaux à s’attaquer aux facteurs de l’insécurité alimentaire et à l’instabilité des systèmes de production alimentaire ». Il indique surtout que « l’approche de la banque ne se limite pas à répondre aux besoins humanitaires immédiats par l’assistance alimentaire, elle vise également à renforcer la résilience des communautés touchées et à renforcer la capacité des institutions gouvernementales à planifier, coordonner et mettre en œuvre de manière efficace, la gestion des risques de catastrophe et les interventions humanitaires ».

Et invite tous les partenaires de développement à travailler ensemble pour s’attaquer aux facteurs sous-jacents de la vulnérabilité dans les zones exposées à la sécheresse.

Le regain d’aide humanitaire internationale survenu après la déclaration de famine faite plus tôt pendant l’année a amélioré la sécurité alimentaire et sauvé la vie d’enfants malnutris dans les États d’Unité, du Jonglei, et du Bahr el Ghazal du Nord, où la situation était la plus préoccupante.

Moctar FICOU / VivAfrik

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