« Initiatives côtières de la pêche » de la FAO pour une pêche durable en Afrique de l’Ouest

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La suédoise Lena Westlund du Département des pêches et de l’aquaculture de l’Organisation des Nations-Unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO) a annoncé qu’un nouveau projet de l’institution baptisé « ’Initiatives côtières de la pêche » est en gestation. Le projet financé par le Fonds pour l’environnement mondial (FEM), vise à instaurer une pêche responsable et durable en Côte d’Ivoire, au Cap-Vert et au Sénégal.

La croissance bleue est une approche stratégique et novatrice visant à améliorer l’utilisation des ressources aquatiques tout en augmentant simultanément les avantages sociaux, économiques et environnementaux pour les collectivités tributaires de la pêche et de l’aquaculture.

Mme Westlund qui s’exprimait à Banjul, au terme de la réunion de deux jours (22-23 novembre 2018) du comité de pilotage de la Coalition pour des accords de pêche équitables (CAPE), qui s’est tenue dans la capitale gambienne, juste après la célébration de la journée mondiale de la pêche a fait savoir qu’un projet similaire est mis en œuvre en Amérique Latine, en vue de faciliter les échanges d’expériences entres acteurs de régions différentes.

Travaillant, pour le compte de la FAO, sur la mise en œuvre des « Directives volontaires pour une pêche artisanale durable », Mme Westlund a expliqué que ce projet, comprend « un élément assez complet » que constitue la chaine de valeur et le rôle des femmes dans le secteur de la pêche.

« On ne reconnait le rôle important du secteur de la pêche artisanale ainsi que sa contribution pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle et ka réduction de la pauvreté. Mais, on pourrait augmenter cette contribution pour assurer les droits des pêcheurs et autres travailleurs de la pêche artisanale », a-t-elle souligné.

Poursuivant son speech, elle ajoute qu’« un des objectifs de ce projet, qui démarre incessamment, va durer entre quatre et cinq ans, c’est la mise en œuvre des Directives volontaires visant à assurer la durabilité de la pêche artisanale dans un contexte de sécurité alimentaire et de l’éradication de la pauvreté, mais aussi et surtout de travailler beaucoup avec les femmes, pour promouvoir l’égalité entre les hommes et les femmes ».

A l’en croire, la croissance bleue, qui met l’accent sur l’emploi et les moyens de subsistance, la sécurité alimentaire et la nutrition, de bonnes pratiques de gestion des pêches et le soutien aux écosystèmes sains, place ces communautés au cœur de toutes ses politiques et activités.

Selon elle, ces Directives constituent un instrument international qui a été négocié avec tous les Etats membres de la FAO depuis 2014 et développé avec une forte participation des acteurs de la pêche artisanale.

« Il y a certains pays qui ont démarré le processus de mise en œuvre de ces directives, mais on ne peut pas dire qu’il existe un pays qui a complètement atteint cet objectif. En Afrique, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, la Tanzanie et la Guinée qui sont en avance avec la mise en place des groupes de travail, regroupant les acteurs et les gouvernements, pour élaborer leurs plans d’actions nationaux, en vue de la mise en œuvre effective de cet instrument », a précisé Mme Westlund.

Dans un document remis aux participants des différentes activités de l’édition de la journée mondiale de la pêche, le directeur général de la FAO, José Graziano da Silva réaffirme son intention d’aider à la mise en œuvre de ces directives.

Il attend avec intérêt de pouvoir continuer sa collaboration avec toutes les parties prenantes, notamment les gouvernements, les pêcheurs artisans, les travailleurs de la pêche et leurs organisations, la société civile, les chercheurs et universitaires le secteur privé les donateurs, en vue d’assurer la durabilité de la pêche artisanale dans le contexte de la sécurité alimentaire et de l’élimination de la pauvreté.

La pêche et l’aquaculture soutiennent les moyens de subsistance des communautés du monde entier. Pourtant, une population croissante, une demande croissante de poisson, la dégradation de l’environnement et de mauvaises pratiques de gestion des pêches peuvent menacer ces importantes ressources aquatiques.

Moctar FICOU / VivAfrik

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