Agriculture : la CEA invite les pays africains à respecter l’engagement de Maputo

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Les pays africains s’étaient engagé à Maputo de mobiliser au moins 10% du budget de leur l’Etat en faveur de l’agriculture. Et la Commission économique pour l’Afrique (CEA) n’a pas hésité à remettre cet engagement sur la table.

Alors que les  chefs d’État africains avaient en 2003 pris l’engagement de consacrer 10 pour cent de leur budget national à l’agriculture conscients de son l’importance dans le développement économique, la lutte contre la pauvreté et l’amélioration de la sécurité alimentaire, le secteur agricole reste marginalisé en Afrique au regard de la faiblesse des investissements publics noté dans ce domaine. Un résultat qui laisse dire que des défis subsistent pour le développement agricole en Afrique.   

Ainsi, au moment où le continent est sur le point de réaliser la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA), il faut davantage de ressources pour soutenir l’agriculture et les petits exploitants agricoles a affirmé Batanai Chikwene, responsable de la gestion des programmes au Centre de la politique commerciale africaine (CAPC) de la CEA.

« La ZLECA apportera une aide considérable aux petits exploitants agricoles et aux nouvelles entreprises sur le continent. En plus de leur fournir un accès au marché de 97% et un cadre en vue de faciliter les échanges, il éliminera les obstacles qui entravent leur croissance. Mais, l’accès au financement est important et c’est pourquoi je pense que le temps est venu pour nous de prier instamment nos dirigeants des’engager de nouveau et de renforcer les capacités des exploitants agricoles pour qu’ils accroissent leur productivité » a-t-il déclaré lors de la Foire commerciale inter-africaine (IATF) au Caire en Egypte.

Ajoutant « Jusqu’à présent, seuls quelques-uns de nos pays ont tenu leurs promesses. Nos exploitants agricole sont besoin de soutien pour que la ZLECA fasse la différence énorme à laquelle nous nous attendons qu’elle produise sur le continent ».

Malheureusement, au regard des problèmes d’inefficacité des choix des politiques d’investissements agricoles,il est clair qu’ils sont liés en partie aux indicateurs de budgétisation des dépenses agricoles. Le mauvais ciblage des investissements est un des principaux facteurs qui expliquent l’inefficacité des efforts consentis dans le secteur agricole ces dernières années, d’où l’importance d’élaborer des indicateurs plus efficaces pour assurer plus de qualité des interventions.

Poursuivant son speech dans la recherche de solution pour un redressement durable de l’agriculture en Afrique,il a estimé que le secteur privé avait un rôle crucial à jouer dans le financement.  

Pour sa part, Khalid Ahmed, chef du secteur privé et du financement du commerce à la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA) a indiqué que les institutions financières doivent être mandatées pour développer des produits spécifiques destinés à aider les petits exploitants et les PME du continent soulignant «Les petits exploitants et les PME sont essentiels au développement global de l’Afrique et doivent être encouragés à se développer. Ils contribuent de manière significative aux économies des pays africains et répondent aux besoins fondamentaux de la population ».

Moctar FICOU / VivAfrik

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