Vers la production de 42% d’électricité à partir d’EnR d’ici à 2020 au Maroc

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La chaîne de télévision américaine CNN, a indiqué, dans un article publié jeudi 7 février 2019 sur son site internet que le Maroc est en bonne voie pour produire 42% de son électricité à partir d’énergies renouvelables d’ici à 2020. Le pays est en passe d’atteindre son objectif, avec 35% de son énergie déjà produite en 2018 grâce aux énergies renouvelable, a ajouté cette source, notant que le Maroc vise à devenir un leader mondial des énergies renouvelables.

2019, l’année de la moyenne tension

Pour 2019, l’année charnière qui mènera à l’échéance de 2020, la loi 13-09 entrera pleinement en vigueur, ce qui permettra aux industriels et investisseurs de jouer leur partition dans la production d’électricité en développant de petits projets, de small grids, off grids, etc. C’est en tous cas ce qu’espèrent MASEN et sa tutelle qui travaillent d’arrache-pied à l’ouverture du réseau MT aux énergies renouvelables, « un dossier compliqué » où des pas ont quand même été effectués. En effet, comme l’indique Aziz Rabbah, ministre de l’Énergie, des mines et du développement durable « un décret autorisant l’accès au réseau électrique national de MT a été adopté en concertation avec les parties concernées. Nous accompagnons cette ouverture par la mise en place d’une Autorité nationale de régulation pour assurer un cadre transparent, non-discriminatoire et stable pour les investisseurs. C’est dans ce cadre que nous avons engagé un dialogue constructif avec les opérateurs ».

Outre le pays hôte d’une Formula ePrix, le Maroc abrite également le plus grand parc solaire au monde, a déclaré CNN sur ce sujet. Construit sur une superficie de plus de 3 000 hectares – la taille de 3 500 terrains de football – le complexe Noor-Ouarzazate produit suffisamment d’électricité pour alimenter une ville de la taille de Prague, soit deux fois plus que celle de Marrakech, a-t-il noté.

Situé aux portes du désert du Sahara, le complexe dans son ensemble fournit 580 mégawatts – évitant ainsi à la planète plus de 760 000 tonnes d’émissions de carbone.

Contrairement aux panneaux solaires classiques qui fournissent de l’énergie directement au réseau, les miroirs incurvés concentrent le rayonnement sur les tubes de fluide caloporteur qui sont pompés vers une unité de puissance, a précisé la source, notant que l’unité retient l’énergie nécessaire à une utilisation ultérieure, notamment la nuit quand la demande est plus grande.

« Le Maroc est un pays émergent », a déclaré à CNN Yassir Badih, responsable de projet à l’Agence marocaine pour l’énergie solaire (MASEN).

« La demande en électricité a doublé depuis 2010 et d’ici 2030, nous voulons que le Maroc soit l’un des premiers pays au monde où les énergies renouvelables dépassent la part de l’énergie fossile », a-t-il ajouté.

Quid du surplus de production électrique ?

Le surplus de production électrique qui sera généré par les énergies renouvelables sera stocké pour un usage parfois interne et pour être exporté. Un système de stockage dénommé Power to Ammoniac est en cours de développement dans les laboratoires de l’IRESEN à Benguerir. Il permettra notamment une meilleure flexibilité pour répondre, à la fois, aux pics de demande et aux besoins de nos partenaires hors des frontières nationales. En effet, le Maroc a l’ambition d’exporter son énergie verte vers l’Europe (Portugal, Espagne, France, Allemagne) et vers l’Afrique via la Mauritanie, avec laquelle il a été décidé de mettre en place une ligne d’interconnexion électrique.

Trois marchés en Afrique qui sont sur le point de décoller

Les marchés ne cessent jamais de fluctuer, et il est important de saisir rapidement les nouvelles occasions lorsqu’elles se présentent. Nous avons donc préparé une revue de trois secteurs émergents et prometteurs dans lesquels il est possible d’investir en Afrique.   lanouvelletribune.info

Les monnaies cryptographiques              

Même si le marché des monnaies virtuelles n’a plus autant la cote qu’en 2017, l’Afrique semble faire exception à la règle. Paxful, une entreprise qui facilite l’achat et la vente de cryptodevises, a vu son volume transactionnel augmenter de plus de 130 % sur le continent africain durant l’année 2018. La plupart des Africains ayant acheté du Bitcoin (BTC) ou des altcoins ont été séduits par la possibilité de le faire par le biais de bons d’achat et de cartes cadeaux. Toujours est-il qu’il est préférable de s’instruire sur les cryptomonnaies avant de risquer des montants importants. Certains facteurs comme la valeur intrinsèque, la capitalisation boursière, la liquidité et la volatilité doivent être analysés avant d’investir dans les devises digitales. Le marché compte plus de 1,500 tokens virtuels, et il peut parfois s’avérer compliqué d’évaluer la valeur d’une crypto monnaie. S’agit-il d’une blockchain qui permet de développer des applications décentralisées comme l’Ethereum (ETH) ? Est-ce plutôt un altcoin qui a été conçu à des fins purement transactionnelles à l’instar du Litecoin (LTC) ? C’est ce type de questions que vous devrez vous poser pour choisir le bon véhicule d’investissement.

Les énergies renouvelables

Plusieurs pays de l’Afrique tentent d’unir leurs forces pour combattre les changements climatiques. Par exemple, le bloc économique ouest-africain a annoncé qu’il avait comme objectif d’atteindre 65 % de pic de charge des énergies renouvelables d’ici 2030. Bien que cette cible puisse sembler ambitieuse, un rapport publié par l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA) en novembre 2018 a révélé qu’il s’agissait d’un but atteignable. Il est important d’être attentif à ces politiques puisqu’elles peuvent directement influencer la rentabilité de certaines entreprises. De plus, il ne faut pas oublier que la Chine investit dans le secteur africain des énergies renouvelables, ce qui contribue à l’essor de certains projets. Qui plus est, un partenariat entre l’Africa Finance Corporation (AFC) et deux autres organisations a permis de financer la construction d’une centrale hydroélectrique à Singrobo-Ahouaty.

L’industrie minière

Le secteur minier africain pourrait être sur le point de connaître un second souffle. Cela s’explique par la volonté de certains pays d’Afrique d’attirer les entreprises minières sur leur territoire. Muhammadu Buhari, président nigérien, a attribué des contrats à dix entreprises du secteur. Pour attirer les sociétés, cet État accorde plusieurs mesures incitatives, dont l’exonération fiscale pour une durée de trois à cinq ans. Enfin, notons que l’Afrique de l’Ouest suscite l’attrait des entreprises canadiennes qui se spécialisent dans l’extraction d’or. Quoique l’industrie soit plutôt jeune, la production a déjà atteint près de 250 tonnes par année, ce qui s’apparente aux quantités extraites en Amérique du Nord.

En somme, il est possible de réaliser des profits en misant sur plusieurs marchés différents. Il faut toutefois bien s’informer sur un secteur avant de prendre des risques, car plusieurs entreprises dont les activités économiques sont rattachées à des industries émergentes cessent d’exister après peu de temps. Pour avoir du succès, l’éducation passe avant tout !

Un modèle marocain unique en son genre

Selon le patron de MASEN, le modèle marocain est unique en son genre. Il a été bâti grâce à l’implication constante de la plus haute autorité de l’État. C’est un modèle basé sur la vérité des prix, donc loin de toute logique de subvention. Ses promoteurs ont compris que 5% de croissance économique génèrent un besoin d’électrification supplémentaire de 6 à 7%, ce qui signifie qu’il faut doubler la capacité installée tous les dix ans. Enfin, il s’est inspiré de la série de stratégies sectorielles lancées à partir de 2008 pour introduire l’intégration/compensation qui crée des leviers de croissance économique.

Moctar FICOU / VivAfrik

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