Prolifération planétaire du Plastique : les solutions de WWF

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L’Organisation non gouvernemental (ONG) WWF ou le Fonds mondial pour la nature (ou le World Wildlife Fund en Anglais) a dans son rapport intitulé « Pollution plastique, à qui la faute ? » quantifie et qualifie le plastique de la production aux déchets et a proposé des actions pour sortir du tout plastique qui est devenu omniprésent dans la nature.

Depuis l’an 2000, le monde a produit autant de plastique que toutes les années précédentes. Ce matériau est bon marché, polyvalent, fiable, et ces caractéristiques justifient le développement de produits jetables. Mais aujourd’hui, près de la moitié du plastique produit se transforme en déchets en moins de trois ans. Les industriels qui le fabriquent n’assument pas leurs responsabilités en termes de récupération et de recyclage, parce qu’il revient moins cher de laisser les matières plastiques dans la nature.

Résultat : un plastique sur quatre pollue l’environnement ; et c’est un état de fait qu’il faut changer, martèle le World Wildlife Fund (WWF). « Nous demandons, nous WWF, un traité international pour des actions à mettre en place au niveau national et des contraintes qui soient mises au niveau de l’industrie du plastique », explique Ludovic Frère Escoffier, responsable Vie des océans au WWF.

Ce traité doit s’appuyer sur des choses très concrètes, « sur un certain nombre de plastiques qui ne doivent plus être produits : les sacs plastiques à usage unique et également tous les produits jetables ; il y a également des mesures à prendre sur la responsabilisation de l’industrie du plastique, c’est-à-dire qu’elle doit prendre à son compte une partie de la collecte et même du recyclage en payant une taxe qui va permettre aux Etats de mettre en place les systèmes de collectes et de recyclage. Ensuite il doit y avoir beaucoup plus de produits recylés dans la production plastique pour arriver à une production qui soit soutenable, qu’on ne retrouve plus 100 millions de tonnes de déchets dans la nature mais qu’il n’y en ait plus en 2030. » Après la remise de ce rapport aux décideurs, il reviendra à la société civile de s’en saisir pour faire avancer la politique.     

Moctar FICOU / VivAfrik

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