Les conséquences drastiques de la pêche illégale en Afrique à la Une des quotidiens

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L’actualité ayant trait aux conséquences drastiques subies par les pays africains à cause de la pêche illégale a été largement relayé par les médias en ligne.   

Dans sa parution de ce jeudi 16 mai 2019, leral.net titre : « Pêche illicite : le Sénégal a perdu 58 milliards en 2017 ». De l’avis de nos confrères, «La pêche illicite coûte cher au Sénégal », note le journal citant l’ONG Ecotrust Canada qui a donné cette situation, jeudi, lors d’une rencontre organisée par l’Organisation mondiale du commerce (OMC). « Le Sénégal a perdu pas moins de 58 milliards FCFA en 2017, à cause de cette activité illicite, souvent menée par des gros navires étrangers. Notre pays perd 300 millions de dollars chaque année. Et d’ici à quelques années, prévient l’ONG, les côtes africaines pourraient manquer de poisson s’il n’est pas mis un terme à ce pillage organisé », alerte le quotidien. 

Dans les colonnes d’igfm.sn, c’est le fonctionnaire principal des pêches et de l’aquaculture au Bureau régional de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) pour l’Afrique, Ndiaga Guèye qui a dénoncé ce qu’il appelle les mauvaises subventions dans le secteur de la pêche. « A l’en croire, il y a des bonnes et mauvaises subventions dans ce secteur. Les mauvaises subventions contribuent à la dégradation des stocks, de l’habitat et favorisent même la pêche illicite non déclarée », a dit le fonctionnaire international lors d’un point de presse sur « Les négociations de l’OMC sur les subventions à la pêche et des enjeux qu’elles représentent pour la région » organisé par l’International institute for sustainable development (IISD) en partenariat avec le Centre africain pour le commerce, l’intégration et le développement (Enda CACID), le ministère du commerce et des PME du Sénégal, The Pew Charitable Trusts et le Réseau sur les politiques de pêche en Afrique de l’ouest (REPAO), avec le soutien de GIZ.

Notre source ajoute que « L’objectif principal est de soutenir les membres de l’OMC (Organisation Mondial du Commerce) de la région dans leur effort visant à négocier avec succès de nouvelles disciplines relatives aux subventions à la pêche à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) ».

connectionivoirienne.net braque sa plume sur un événement qui a permis aux différents acteurs des marines ivoirienne, libérienne, guinéenne ainsi que le Centre d’opération de la marine (COM) de la Sierra Leone de prendre part à un entraînement grandeur nature de pêche illégale, une des principales préoccupations régionales sous la supervision d’un patrouilleur français à Abidjan. D’où ce titre révélateur du journal. «Côte-d’Ivoire : Un Patrouilleur de Haute Mer français à Abidjan pour l’exercice African Nemo 9.2 ».

« Ayant pris la mer d’Abidjan (République de Côte d’Ivoire) direction Mindelo (Cap-Vert), le Hénaff disposait à son bord des preuves factices d’activité illicite (licence de pêche périmées, passagers clandestins, drogue et armes sur les membres d’équipage). Les équipes de visite engagées dans l’exercice ont donc dû sécuriser le PHM, rassembler les informations compromettantes et les transmettre aux entités terrestres pour assurer un suivi continu du contrevenant d’un pays à l’autre », lit-on dans le site à propos du Patrouilleur de Haute Mer (PHM) LV Le Hénaff qui a conduit le deuxième exercice African Nemo de l’année 2019. 

S’inscrivant toujours dans le sens de la lutte contre la pêche illicite, le quotidien national sénégalais, APS note à sa Une « Pêche illicite : la DPSP se dote d’une plateforme de surveillance ». « La Direction de la protection et de la surveillance des pêches (DPSP), s’est dotée d’un système de surveillance « performant » dans le cadre de la lutte contre la pêche illicite non déclarée et non réglementée (INN) dans les eaux sénégalaises », annonce la source qui cite le directeur de la DPSP, le capitaine de vaisseau Mamadou Ndiaye.

« Le Centre Radio Radar et Satellite de la Direction de la protection et de la surveillance des pêches, est équipé de plusieurs censeurs permettant de suivre l’activité des navires de pêche et des pirogues », a-t-il expliqué au cours d’une visite de ces installations, initiée par le Groupe de recherche environnement presse (GREP) et les institutions qui travaillent dans la protection de ce secteur.

Cette visite, a-t-il fait observer, entre dans le cadre « d’une meilleure visibilité de la direction et de ses activités mais également rapprocher les journalistes du GREP, des institutions qui travaillent dans le cadre de la protection de ce secteur ».

Moctar FICOU / VivAfrik

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