Le continent africain entre accès à l’eau et assainissement

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L’atteinte de l’objectif zéro corvée d’eau incombe en partie à l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA). Pour y arriver, au Burkina Faso par exemple, fort du soutien de l’Union européenne, l’accent est mis sur la formation. 

Parce qu’« investir dans la formation, c’est conjuguer au présent mais aussi au futur le souci des hommes et le souci des résultats », (Philippe Bloch cité par Gandaogo Fréderic François Kaboré)  l’Office national de l’eau et de l’assainissement, n’y va pas par quatre chemins dans la recherche de solutions pour une fourniture optimale du précieux liquide bleu. « La formation est vraiment importante pour nous. Les compétences sont transférées chaque année mais sur le terrain, les mairies n’ont pas les capacités techniques, les compétences pour gérer ces ressources transférées. La formation vient à point nommé pour nous permettre d’avoir des interlocuteurs au niveau des communes », observe le directeur général de l’ONEA. Se projetant dans le futur, Gandaogo Fréderic François Kaboré fonde l’espoir que l’investissement dans la formation des acteurs pourra favoriser la gestion de l’eau et de l’assainissement au niveau des communautés, apprend-on de burkina24.com.

UGB : la station pilote d’épuration écologique, début de réponse à l’assainissement

La station pilote d’épuration écologique de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis (UBG) (Sénégal) représente « un début de réponse au problème d’assainissement » au sein de cette université, a déclaré mercredi l’enseignant-chercheur, Adrien Coly.

Le prototype mis en place permet aussi de « réduire la quantité d’eaux usées » déversées par l’UGB dans le réseau de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (ONAS), a ajouté le professeur Coly lors d’une rencontre de trois jours (11, 12 et 13 juin), entre les élus locaux, responsables de l’UGB et partenaires. Cette rencontre est axée sur le thème : « La gestion durable des eaux : les défis en territoire urbain et péri-urbain ». Le professeur Coly, également le responsable du projet, a indiqué qu’après leur traitement par la station, les eaux usées « pourront être réutilisées pour l’agriculture et le micro-jardinage ». Antonina Torrens Armengol, responsable de la Fondation « solidarité université Barcelone », explique de son côté que l’objectif de la rencontre est de partager les expériences de son pays avec les élus locaux sénégalais et responsables de l’UGB, pour « la bonne gestion de l’eau dans les villes ».

Ce projet est exécuté par la Fondation MON-3

Avec l’intercommunalité, les collectivités locales gagneraient beaucoup à « gérer le cycle de l’eau, de même que les eaux pluviales, de manière efficiente et durable, face à la rareté de cette denrée vitale ». Le projet s’inscrit dans le cadre du projet « Contribution à la gestion des ressources en eau à Saint-Louis (Phase II) ». Il est initié par l’Université Gaston Berger de Saint-Louis (UGB), en collaboration avec l’Agence régionale de développement de Saint-Louis (ARD) et de partenaires, dont notamment l’Aire métropolitaine de Barcelone (AMB). Ce projet est exécuté par la Fondation MON-3 (MON3) et la Fondation Solidarité de l’Université de Barcelone (FSUB), ont indiqué nos confrères de l’APS.                

Mali : démarrage de l’opération 100 000 branchements sociaux

Les directeurs généraux des Société malienne de gestion de l’eau potable (Somagep-SA) et du patrimoine de l’eau potable (Somapep-SA) ont annoncé le démarrage officiel et progressif des 100 000 branchements sociaux dans la ville de Bamako et environs. Cette initiative entre dans le cadre du projet d’alimentation en eau potable à partir de la localité de Kabala. En effet, c’est pour booster la consommation de l’eau produite par l’usine de Kabala que le gouvernement du Mali, à travers le département de l’Energie et de l’Eau et ses partenaires techniques et financiers : Agence française de développement (AFD), Union européenne (UE), Banque mondiale (BM), Coopération italienne (CI), Banque européenne d’investissement (BEI), Banque islamique pour le développement (BID) et la Banque africaine de développement (BAD), ont initié ce vaste programme de branchements sociaux qui profitera à termes à 100.000 Maliens. Pour le moment, seules trois agences sont concernées par cette opération, a précisé le patron de la Somagep. Il s’agit, selon Boubacar Kane, des agences de Bacodjicoroni ACI (5000 branchements sociaux), de Faladié (4.500 branchements sociaux) et de Banankabougou (2.500 branchements sociaux), détaille bamada.net.

La mauvaise gestion de l’eau

Bien qu’elles soient réparties de manière inégale, les ressources en eau douce sont loin de manquer à l’échelle de notre planète. Pourtant, du fait de la mauvaise gestion, de moyens limités et des changements environnementaux, quasiment un habitant de la planète sur cinq n’a toujours pas accès à l’eau potable et 40% de la population mondiale ne disposent pas d’un service d’assainissement de base, indique le deuxième Rapport mondial des Nations Unies sur la mise en valeur des ressources en eau. Le manque d’accès à l’eau potable et à l’assainissement tue 8 millions d’êtres humains chaque année et représente à ce titre la première cause de mortalité dans le monde, un défi majeur et crucial pour l’humanité, a expliqué notre-planete.info.

Moctar FICOU / VivAfrik                         

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