La malbouffe et la famine aux portes de l’Afrique

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Le Symposium international sur l’avenir de l’alimentation souligne que les Africains sont confrontés à plusieurs déséquilibres alimentaires. Sur le continent, des obèses cohabitent avec des sous-alimentés. Si l’on a vendu à l’Afrique le miracle d’un saut technologique permettant aux citoyens d’accéder au mobile banking sans passer par la case minitel, il est un autre bond qu’elle devrait s’abstenir de franchir. Tenu à Rome en ce début de semaine, le Symposium international sur l’avenir de l’alimentation souligne que le continent risque de passer directement de la sous-alimentation coutumière à la malbouffe généralisée. Ceux qui manquent de nutriments et ceux qui en sont saturés cohabitent déjà, renseigne, samarew.com.

Le ajoute que les différents rapports de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) établissent que 24% de la population subsaharienne est sous-alimentée – 32% en Afrique centrale, 12% en Afrique de l’Ouest –, tandis que 12% des adultes de cette zone géographique sont obèses. Alors que le taux d’« affamés » est le plus élevé au monde, le ratio des Africains en surpoids significatif et l’un des plus faibles de la planète.

Au Soudan du Sud, la faim progresse malgré l’accord de paix, selon l’ONU

La faim a encore progressé début 2019 au Soudan du Sud, malgré la signature en septembre d’un accord de paix qui a très largement fait cesser les combats dans ce pays en guerre depuis 2013, ont averti vendredi plusieurs agences des Nations unies. « Chaque année (depuis le début du conflit, ndlr), la faim atteint des niveaux sans précédent », a déclaré Hsiao-Wei Lee, du Programme alimentaire mondial (PAM), lors d’une conférence de presse à Juba. « Des millions de gens ne savent pas d’où viendra leur prochain repas ». L’échelle IPC, la plus utilisée pour classifier la sécurité alimentaire, distingue cinq phases possibles dans la situation alimentaire d’un pays, la cinquième étant celle de « catastrophe ». L’Organisation de l’ONU pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le Fonds de l’ONU pour l’enfance (Unicef) et le PAM ont estimé dans un communiqué que 6,96 millions de personnes, soit 61% de la population, auront atteint les niveaux 3, 4 et 5 d’insécurité alimentaire en juillet, au plus fort de la soudure, période située après l’épuisement des récoltes de la saison précédente et avant les nouvelles récoltes, lit-on à information.tv5monde.com.

74ème session du comité exécutif de l’Union parlementaire africaine

Le 13 et 14 juin s’est tenue la session du comité exécutif de l’UPA dans la capitale centrafricaine, à Bangui. L’enjeu de cette session consiste à intervenir pour lutter contre la famine, le terrorisme, la sécheresse et la déscolarisation des filles qui minent actuellement chaque pays. Pour rappel, l’UPA fut créer en 1976 en Côte d’Ivoire, dont les objectifs consistent à rassembler les parlementaires africains, de permettre une facilitation des échanges tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de leurs pays, et mettre en exergue la démocratie ainsi qu’à la contribution de la paix durable. En ce qui concerne le statut actuel de l’UPA, ce dernier compte 40 Parlements nationaux membres. Ce mardi 13 juin 2019, dans la matinée, le député centrafricain Ernest Mizedio a accueilli déjà les délégués de Djibouti et de l’Ouganda à Bangui, puis 150 délégués de l’UPA seront également attendus, précise afriquepanorama.com.

Les aliments génétiquement modifiés ne sont pas une solution contre la faim dans le monde

Pour sa part, le site d’information scmp.com, estime que beaucoup sont convaincus que les aliments génétiquement modifiés peuvent résoudre la crise de la sécurité alimentaire et aider à mettre fin à la crise mondiale. Grâce à la technologie des gènes, les aliments génétiquement modifiés sont capables de résister à des types spécifiques de maladies, de ravageurs et de conditions environnementales, et de garantir les qualités souhaitées en matière d’apparence et de nutriments, fournissant ainsi davantage d’aliments de qualité à la population mondiale.

Cependant, nuance notre source, bien que les cultures GM puissent sans aucun doute être en meilleure santé, l’objectif de résolution de la crise alimentaire est difficile à atteindre, voire impossible. La raison en est que le problème n’est pas l’offre alimentaire insuffisante, mais sa distribution inégale. Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le monde produit plus qu’assez de nourriture, mais 815 millions de personnes ont eu faim en 2016, dont 489 millions vivaient dans des pays touchés par un conflit. Donc, produire plus d’aliments génétiquement modifiés ne peut pas vraiment aller à la racine du problème. Encore une fois, certaines études suggèrent que les aliments génétiquement modifiés peuvent avoir un effet néfaste sur la santé humaine. On craint que la présence de gènes marqueurs de résistance aux antibiotiques dans de tels aliments ne diminue l’efficacité des antibiotiques chez l’homme ou chez l’animal. La présence de tels gènes dans l’environnement et le sol, ainsi que dans les aliments que nous consommons, pourrait transmettre rapidement et largement le trait de résistance aux antibiotiques, rendant les médicaments anti-bactériens inutiles.

Moctar FICOU / VivAfrik

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