Madagascar sous le diktat de la surexploitation des ressources halieutiques

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A l’instar de nombreux pays africains, Madagascar est confrontée à une surexploitation de ses ressources halieutiques. Un phénomène qui réduit à néant les efforts fournies pour la lutte contre l’insécurité alimentaire. Mais pour Navalona R. dans les colonnes de allafrica.com, optimiser la valeur et les bénéfices tirés de l’exploitation des ressources halieutiques et aquacoles est vital pour un pays insulaire comme Madagascar. L’amélioration de la gouvernance et de la gestion des différentes pêcheries aquacultures s’impose ainsi, afin d’assurer la sécurité alimentaire, les bénéfices sociaux et la croissance économique via le développement du commerce international.

La préservation de l’environnement et la gestion rationnelle des stocks de ces ressources ne sont pas en reste. Force est pourtant de reconnaître qu’il y a une surexploitation de la grande partie des ressources halieutiques de Madagascar, dont les crevettes.

Cela se manifeste par la baisse du rendement de la pêche et la diminution de la taille des produits de mer capturés. Cela est associé à la perte importante post-capture, et à la pression démographique, ainsi qu’à la migration de la population vers les zones côtières.

Stratégie. Face à cette situation, le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche mettra en œuvre un plan directeur de la pêche et de l’aquaculture, qui déterminera la stratégie de développement du secteur pour les années 2019 à 2023.

L’application des règles d’accès aux ressources halieutiques, de la cogestion communautaire et la lutte contre la pêche illégale, non déclarée et non-réglementée, s’avèrent également indispensables.

C’est ce qu’on a appris lors de l’ouverture de l’atelier international sur les crevettes et les autres ressources halieutiques, qui se tient depuis hier à l’hôtel Ibis à Ankorondrano.

Tous les acteurs, nationaux et internationaux, y participent dans le but de partager des informations, tout en construisant ensemble l’avenir de la filière crevettière et celle des autres ressources halieutiques.

L’atelier est organisé par le ministère de tutelle, en collaboration avec l’Union Européenne, la FAO et le GAPCM (Groupement des Aquaculteurs et des Pêcheurs de Crevettes à Madagascar). Des recommandations seront ainsi émises à l’issue de cet atelier international.

Moctar FICOU / VivAfrik

Avec allafrica.com            

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