Un projet d’appui pour la réinsertion économique des migrants de retour lancé au Sénégal

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Les autorités de la commune de Nguer Malal, une localité située dans la région de Louga vole au secours de ses migrants de retour. En effet, l’édile de cette commune, Samba Kanté, a lancé, samedi 6 juillet 2019 à Niomré, le projet d’appui pour la réinsertion économique de 120 jeunes migrants de retour de Niomré et Nguer Malal dans leur commune.

« C’est un plaisir pour moi de lancer ce projet qui bénéficie aux communes de Niomré et Nguer Malal. Il est financé par la GIZ. L’intérêt que nous portons à ce projet réside dans les cibles qui sont les jeunes, les femmes et les émigrés de retour », s’est réjoui Samba Kanté lors de la cérémonie de lancement du projet qui va durer dans sa phase test six mois. Il est financé à hauteur de 27 millions de Francs CFA par l’Agence de coopération internationale allemande pour le développement (GIZ).

Selon M. Kanté, ces deux localités du département de Louga « sont caractérisées par un taux élevé d’immigration ». Une immigration qui, pour lui, a beaucoup contribué au développement économique et social de ces zones.

« Quand nous avons un projet qui vient appuyer ces émigrés de retour, nous ne pouvons qu’applaudir », s’est-il réjoui, promettant que lui et son collègue maire de Niomré vont accompagner ce projet afin d’aller au-delà des objectifs visés.

Le maire de Niomré par ailleurs Directeur de la Modernisation de l’Equipement rural (DMER) a assuré que ce projet va leur permettre « en tant que leader dans ce département de faire une tache d’huile », car de la réussite de ce projet dépendra « son extension vers les 17 autres communes ».

« Le hasard a fait que le test est effectué dans les deux communes, donc, il est de notre devoir de travailler pour la réussite de ce projet afin que les autres localités puissent en bénéficier », a-t-il dit.

Pour Maguette Thiandoum, président de l’Association pour le développement durable « Yamalé » (égalité), en charge de l’animation la plateforme Business Accelator pour la création d’entreprise, sur les 120 jeunes qui vont en bénéficier 20 vont suivre une formation dans les fermes écoles agro-écologiques.

« Ils seront accompagnés pendant 6 mois afin de leur permettre d’avoir des revenus, d’avoir leur propre business et de développer leurs activités », a dit M. Thiandoum.

Il a précisé que les jeunes non retenus pour faire partie de cette ferme « seront accompagnés dans l’entreprenariat, l’élaboration de plans d’affaires pour mettre en place des GIE, des entreprises dans les filières porteuses (maraichage, aviculture et élevage) et bénéficier de financement de la GIZ ».

« A la fin de ce projet, les bénéficiaires vont disposer d’activités génératrices de revenus pour améliorer leurs conditions de vie », a-t-il dit, soulignant que l’objectif visé est « d’éviter à ces jeunes l’immigration clandestine ».

Il a promis que son association va « travailler pour que ces jeunes aient des alternatives pour ne plus voir la migration comme la seule solution pour développer leur vie ».

Maguette Thiamdoum a assuré qu’après cette première phase, une seconde sera lancée par la GIZ qui s’engage à augmenter le financement pour le porter à 50 millions de F CFA ou plus.

Moctar FICOU / VivAfrik

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