Suppléance du bois et du charbon de bois : les chercheurs africains misent sur le biodigesteur

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Les ménages africains comptent mettre un terme à la consommation effrénée du bois et du charbon de bois. C’est dans cette logique que les points focaux des pays signataires de l’Alliance pour le biodigesteur en Afrique de l’Ouest et du Centre, réunis le 23 juillet 2019 à Dakar, ont tenté de dresser le bilan des actions et élaborer des stratégies assurant la promotion du biodigesteur dans ces zones.

Lors de cette rencontre qui a enregistré la participation du Togo, du Niger, du Bénin, du Burkina Faso, du Mali, de la Guinée, de la Cote d’Ivoire, du Sénégal et des représentants de l’Africa biogas partnership programme (ABPP), les chercheurs de ces pays africains se sont engagés à rechercher les moyens les  plus adaptés pour la suppléance du bois et du charbon de bois, fréquemment utilisés par les femmes de ménages. La solution, selon eux, semble être trouvée avec la découverte du biodigesteur, un outil qui fabrique du biogaz, permettant aux femmes d’avoir une énergie nouvelle, capable d’aider à et réaliser des rentrées économiques.

Le ministre conseiller auprès du Président de la République du Burkina Faso a profité de cette occasion pour indiquer que ces échanges visent à contribuer à la croissance durable des productions agro-pastorales et lutter contre la pauvreté des ménages.

« Le Biodigesteur produit de l’énergie à partir de la bouse de vaches, réduit les problèmes environnementaux et donne de l’engrais. Il aidera à avoir une production agricole saine et son utilisation donnera un surplus économiquement », a exposé Moussa Kaboré.

Le représentant du ministère du pétrole et de l’énergie Sénégalais, Abdoulaye Dia reste d’avis que l’utilisation du biodigesteur permettra aux femmes d’avoir à la fois de l’énergie pour la cuisine et la lumière. Et, avec la revente de la production, elle peuvent gagner de l’argent.

Pour sa part, le directeur du cabinet du ministère de l’Energie et du Pétrole a évoqué, dans son allocution, le besoin de répondre au défi minier de l’espace régional, mais aussi aux problèmes dus au changement climatique et au phénomène migratoire. Dans les villages privés d’électricité, le biodigesteur grâce à son système de productions de biogaz va permettre aux femmes d’avoir du gaz pour la cuisson et surtout aux enfants d’apprendre leurs leçons sous la lumière du biogaz, a-t-il expliqué.

Les points focaux de 8 pays d’Afrique centrale et de l’Ouest ont invité leurs Etats respectifs, à signer la convention pour la tenue du prochain congrès, prévu au mois de novembre 2019 à Dakar.

Moctar FICOU / VivAfrik

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