Le rapport alarmant du GIEC sur la famine et le réchauffement climatique

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Un rapport spécial du groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) rendu public ce jeudi 8 août 2019 révèle une troisième menace qui s’ajoute au réchauffement climatique et extinctions massives qui pèsent sur la biodiversité : l’état des sols, et les perspectives sont alarmantes. Les auteurs du rapport se sont penchés sur le système alimentaire mondial, ses limites et l’évolution des régimes alimentaires. Depuis 1961, la consommation par personne d’huiles végétales et de viande a plus que doublé quand la consommation de calories alimentaires a augmenté d’un tiers. “Certains régimes alimentaires nécessitent plus de terres et d’eau et entraînent davantage d’émissions de gaz que d’autres », commente notamment la chercheuse Debra Roberts. Les experts précisent qu’environ 820 millions de personnes souffrent de la faim, que deux milliards d’adultes sont obèses ou en surpoids et que 30% de la nourriture serait perdue. Le rapport évoque donc la nécessité de mettre en place des « politiques de santé publique visant à améliorer la nutrition », notamment à travers des campagnes de sensibilisation, permettant une gestion plus durable des sols, une réduction des dépenses de santé et une baisse des émissions de gaz à effet de serre. Concernant les mesures à adopter, certains sont partisans de solutions fondées sur les bioénergies, c’est-à-dire les énergies produites à partir de bois, de produits agricoles ou de déchets organiques, et la technologie des BECCS (Bio-energy with carbon capture and storage), qui visent à produire de l’énergie tout en retirant du C02 de l’atmosphère. D’autres acteurs mettent en garde contre le danger que représente l’usage de ces techniques à grande échelle, car elles nécessiteraient des surfaces terrestres importantes, qui ne pourraient plus être consacrées à l’agriculture et à l’élevage, renseigne leseco.ma.

L’ONU alerte contre la famine au Zimbabwe

Environ cinq millions de personnes, soit un tiers des 16 millions de Zimbabwéens, ont besoin d’une aide alimentaire et au moins la moitié d’entre eux sont au bord de la famine. Inflation, pénuries, sécheresse… L’agence des Nations unies pour l’alimentation a lancé mardi 6 août un appel aux dons pour un montant de 331 millions de dollars afin de venir en aide aux millions de personnes menacées de famine au Zimbabwe. Environ cinq millions de personnes, soit un tiers des 16 millions de Zimbabwéens, ont besoin d’une aide alimentaire et au moins la moitié d’entre eux sont au bord de la famine, selon le programme alimentaire mondial (Pam). Quelque 2,5 millions de Zimbabwéens « s’acheminent vers la famine », a déclaré le directeur exécutif du Pam, David Beasley, lors du lancement de cet appel. Et si rien n’est fait, au début de l’année prochaine 5,5 millions de Zimbabwéens seront dans une situation similaire, a-t-il averti. Ancien grenier à céréales de l’Afrique australe, le Zimbabwe est empêtré depuis près de deux décennies dans une grave crise économique et financière qui s’est traduite notamment par des pénuries régulières de denrées de première nécessité comme la farine, le pain ou l’huile. La dernière campagne agricole a été particulièrement mauvaise en raison de la sécheresse. Les dons devraient aussi permettre de répondre aux besoins humanitaires des victimes du cyclone Idai qui a frappé une partie de l’est du Zimbabwe plus tôt cette année. Le cyclone, qui avait aussi balayé le Malawi et le Mozambique, avait touché 570 000 Zimbabwéens et fait 50 000 déplacés dans le pays. Le président Emmerson Mnangagwa, qui a succédé à Robert Mugabe après son éviction à l’issue d’un coup de force en novembre 2017, a promis de revivifier l’économie du pays. Mais depuis son arrivée au pouvoir, la situation économique a encore empiré. L’inflation annuelle s’est établie à 176% en juin, du jamais vu en une décennie. Outre l’inflation galopante et les pénuries de produits de base, la population est confrontée à la dépréciation de la pseudo-monnaie locale et à des coupures d’électricité, révèle francetvinfo.fr.

Le PAM lance un appel à l’aide contre la famine au Zimbabwe

Le Zimbabwe est frappé par « la pire famine de son histoire ». Le Programme alimentaire mondiale (PAM) réclame 331 millions de dollars afin de venir en aide aux populations. Cet appel été lancé à Harare, la capitale zimbabwéenne, mardi 6 août 2019 par le directeur exécutif du PAM, David Beasley. Selon le constat fait par l’ONU, « le Zimbabwe vit sa pire crise de la faim, la sécurité alimentaire est arrivée à un sommet qui nécessite une aide urgente supplémentaire. » Ainsi le PAM va augmenter son aide, surtout pour les habitants touchés par la sècheresse mais aussi pour renforcer les capacités des communautés à réagir aux chocs climatiques. Selon les chiffres du PAM, plus d’un tiers de la population rurale, soit 3,6 millions de personnes, sera touché par l’insécurité alimentaire d’ici octobre. Le nombre de personnes concernées devrait même progresser d’ici janvier pendant la saison entre les récoltes. Le porte-parole du PAM à Genève, Hervé Verhoosel, estime ainsi que le pays est frappé par la pire famine de son histoire. Deux millions de personnes pourraient bénéficier de cette aide, a relayé de son côté msn.com.

Moctar FICOU / VivAfrik                           

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