Greenpeace alerte sur les menaces des usines de production de farines de poissons

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L’Organisation non gouvernementale de défense de l’environnement (Greenpeace) a attiré l’attention des autorités Sénégalaises sur les menaces qui pèsent sur le stock des petits pélagiques et sur la sécurité alimentaire. A l’origine de ces menaces, les usines de production de farines de poissons. L’ONG a fait cette alerte mercredi 11 septembre 2019 au Port Autonome de Dakar dans le navire de Greenpeace Arctic Sunrise en présence des autorités du Sénégal et de la société civile à l’occasion de la présentation de son rapport sur les usines de fabrication de farine de poissons au Sénégal, en Gambie et en Mauritanie.  

Signalons que ce grand bateau mène une expédition en mer, de l’Arctique à l’Antarctique et dont la prochaine destination sera l’Afrique du Sud. L’objectif de leur voyage maritime est de rechercher pour mettre en exergue le trésor que représentent les océans et les menaces auxquelles la vie marine est exposée.                        

Si l’on fie au rapport qui parle de situation grave et critique, ces usines vont finir par décimer les stocks de petits pélagiques. Suffisant pour Greenpeace, dans le rapport, de lancer un cri d’alarme et d’alerter les autorités et les acteurs du secteur pour la suppression immédiate de licences aux usines de fabrication de farine de poissons.

C’est ce qui fait dire à Ibrahima Cissé, responsable de la campagne Océan Greenpeace Afrique que « les problèmes de sécurité alimentaire font qu’il n’est pas acceptable de prendre du poisson pour en faire de la farine, de nourrir de la volaille ou d’autres animaux à partir des poissons alors que les populations qui en ont le plus besoin n’en disposent pas ».

« On n’a dénombré huit usines de production de farines de poissons, deux sur la liste d’attente, certaines en construction », a-t-confié parlant du nombre d’usines disponible au Sénégal. A l’en croire, face à cette situation alarmante, le retrait des licences pour ces usines qui doivent revenir à l’orthodoxie à savoir le traitement des restes des poisons (têtes, artères… pour en faire de la farine) se présente comme une nécessité.

Pour sa part, Babacar Banda Diop, conseiller technique du ministère de la pêche, a souligné la nécessité d’encadrer cette activité industrielle qui n’est pas interdite par la loi mais qui a des conséquences négatives sur les petits pélagiques appelés chez nous « yaboy » consommé par une majorité de sénégalais.

« Le ministère a initié une concertation nationale avec tous les acteurs pour discuter sur ce problème d’usine de fabrication de poissons à farine afin de trouver une solution et l’encadrer juridiquement », a renseigné M. Diop.

Moctar FICOU / VivAfrik

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