Bata (Guinée équatoriale) privée d’eau courante depuis trois semaines

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La plus grande ville de Guinée équatoriale Bata, poumon économique de ce pays pétrolier d’Afrique centrale, est privée d’eau courante depuis plus de trois semaines, ont affirmé samedi 21 septembre 2019 plusieurs habitants. « Cela fait déjà trois semaines que nous vivons sans eau courante », a indiqué Teodoro Nguema, résident de Bata, joint au téléphone par l’AFP. « Nous sommes contraints d’acheter l’eau à ceux qui disposent de citernes pour nos besoins quotidiens », dénonce un autre habitant, Hernestina Oyana, également contactée par téléphone. Le Premier ministre équato-guinéen Francisco Pascual Obama Asue a promis samedi que l’eau courante allait être rétablie dans les jours à venir. « L’entreprise responsable de l’eau procède aux ajustements techniques, je vous demande d’être patients » a-t-il déclaré à la télévision d’Etat. Il n’a pas précisé la raison de cette coupure. La ville avait aussi été plongée dans le noir quelque jours après le début de la coupure d’eau. Mais l’électricité avait été rétablie deux jours après. Les 800.000 habitants de la capitale économique, située sur la partie continentale du pays, font régulièrement face à des coupures d’électricité. Grâce à son pétrole, la Guinée équatoriale est devenue un des pays les plus riches du continent africain, mais une grande partie de sa population vit encore dans la pauvreté. Les ONG dénoncent régulièrement le manque de redistribution des richesses et la corruption qui s’y pratique. En août, le président Teodoro Obiang Nguema, 77 ans, a célébré ses quarante ans à la tête de l’Etat, a relayé slateafrique.com.

Gabon : la SEEG annonce des perturbations dans son réseau de fourniture en eau à Libreville

La Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG), a annoncé dimanche dans un communiqué des fortes perturbations dans son réseau de fourniture en eau à Libreville et ses environs. Voici l’intégralité du communiqué.   

COMMUNIQUE DE PRESSE

Perturbations dans la desserte en eau potable de Libreville et ses environs

Libreville, le 22 septembre 2019- La Société d’Energie et d’Eau du Gabon informe sa clientèle de Libreville et ses environs des perturbations dans l’approvisionnement en eau potable.

Ces perturbations, ressenties par une partie de la clientèle s’expliquent par la conjugaison de deux facteurs qui sont :

Un déficit structurel de nos capacités de production entre l’offre et la demande (offre : 230 000 m3/J, demande : 300 000 m3/J, déficit : 70 000 m3/J) ;

Un déficit conjoncturel dû à l’étiage, un phénomène climatique naturel qui de manière saisonnière, entraine une diminution de nos capacités de production, la faisant passer de 230 000 m3/J à une moyenne 200 000 m3/J.

Nos équipes techniques spécialisées en eau sont mobilisées au quotidien pour optimiser la desserte dans l’attente du retour quelques peu tardif des pluies.

Par ailleurs, dans le cadre du projet de renforcement CIM GABON 2, des efforts importants sont déployés par la SEEG sous l’impulsion du Ministère des Mines, de l’Energie et des Ressources Hydrauliques pour accélérer la mise en service de cette usine de traitement d’eau potable qui devrait apporter une capacité supplémentaire de 36 000 m3/J à l’horizon de janvier 2020.

La SEEG remercie sa clientèle pour sa bonne compréhension, indique afriqueactudaily.com.

Des ânes et des hommes pour transporter l’eau potable à Nouakchott

La capitale mauritanienne manque d’infrastructures pour approvisionner les habitants en eau. Des charretiers s’en chargent. A Nouakchott, en Mauritanie, l’approvisionnement des habitants en eau potable reste un problème. Faute d’infrastructures adaptées, les charretiers et leurs ânes ont encore de beaux jours devant eux. Pour illustrer ce propos, Ozkan Bilgin a photographié, en août 2019, quinze de ces nombreux convois qui sillonnent les rues de la capitale. La capitale de la Mauritanie est en plein boom démographique depuis des années. Plus d’un million d’habitants (la moitié de la population urbaine du pays) y sont installés.  Le développement de Nouakchott croît un peu plus chaque jour, entraînant l’extension des quartiers périphériques. Pourtant, si les chantiers d’assainissement et d’adduction d’eau se sont multipliés, les infrastructures d’approvisionnement en eau potable continuent de manquer, principalement dans les quartiers pauvres. 30% des Mauritaniens, dont près de 50% en zone rurale, n’ont toujours pas accès à une eau potable. Si l’eau est vitale pour les populations, elle est aussi un enjeu majeur à chaque élection, précise « La Croix ». « Trouver des solutions pérennes pour alimenter en eau potable les grandes villes », « garantir l’accès à tous à l’eau potable, grâce à un plan accéléré en faveur de la généralisation des raccordements aux réseaux d’eau » sont des phrases prononcées par les candidats aux diverses élections de 2019. Elu en juin, le nouveau président Mohamed Cheikh El-Ghazouani a promis de moderniser le système économique du pays et de développer les infrastructures, notamment celles de l’eau. En attendant, de nombreuses personnes font appel à des hommes, et parfois des enfants, qui achètent l’eau et la transportent à l’aide de bidons métalliques installés sur des charrettes tirées par des ânes, informe francetvinfo.fr.

Moctar FICOU / VivAfrik                                  

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