Crise des réfugiés et personnes déplacées dans et autour de la Somalie

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Depuis des dizaines d’années, des millions de personnes ont été forcées de quitter leur foyer suite à des sécheresses extrêmes et à la violence du groupe extrémiste armé al Shabaab en Somalie. Plus de 735 000 de ces personnes ont fui vers les pays voisins et plus de 2,6 millions de personnes ont été déplacées. Shalle, un réfugié somalien de 53 ans, plantait du tabac, du maïs, des tomates et du sésame sur les rives de la rivière près de sa maison familiale. « Il fut un temps où nous cultivions les fermes. La rivière montait et coulait et nous arrivions à survivre. Maintenant, la rivière est sèche et il n’y a pas de pluie. » Avec Al-Shabaab qui extorque de l’argent, oblige les habitants à cultiver des récoltes qui échouent et qui recrutent des enfants soldats, Shalle et sa famille ont été obligés de fuir le pays. Le HCR apporte son soutien aux personnes déplacées en Somalie en aidant les personnes les plus vulnérables, notamment les enfants et les femmes.  Nous aidons les personnes déplacées en leur fournissant un abri sûr et en les aidant à s’intégrer dans les communautés locales de la Somalie et des pays voisins. Mais alors que la Somalie fait face à sa pire récolte depuis 2011, mettant plus de 2 millions de personnes en grand danger de famine, nous avons besoin de votre aide pour atteindre au plus vite ces personnes, et ce, avant l’aggravation de la sécheresse et la violence. Votre donation nous permet de fournir une aide urgente aux réfugiés et aux personnes déplacées dans et autour de la Somalie, lit-on à donate.unhcr.org.

Somalie : l’USAID alloue 257 millions $ pour venir en aide aux populations affamées par la sécheresse

L’Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID) a annoncé une assistance humanitaire additionnelle de 257 millions $ au profit de la Somalie pour le compte de l’année budgétaire 2019. Cette nouvelle allocation porte à 498 millions $, l’enveloppe consacrée à l’aide dans ce pays par l’agence. Le nouveau financement permettra de faire face à la faim et à la malnutrition qui sévissent actuellement dans le pays tout en fournissant de l’eau potable, des soins, l’éducation et la protection aux populations. Celles-ci sont actuellement affectées par les conflits en cours dans le pays. En outre, le pays a connu sa pire récolte des 25 dernières années. Un désastre qui expose plus de 2,1 millions de personnes à la famine d’ici la fin de l’année. Par ailleurs, 2,6 Somaliens, soit 20 % de la population sont des déplacés internes. L’organisation américaine appelle les différents donateurs à accroître leur engagement dans le pays. Elle estime que 500 millions $ supplémentaires seront nécessaires d’ici décembre 2019, pour porter assistance aux populations, ont relayé nos confrères de l’agenceecofin.com.

Près de 600 Burundais réfugiés en Tanzanie rentrent volontairement chez eux

Un groupe de quelque 600 Burundais réfugiés en Tanzanie a été rapatrié jeudi dans son pays d’origine, a-t-on appris auprès du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et de témoins. « 590 réfugiés burundais sont partis de Tanzanie dans un convoi de rapatriés volontaires ce matin (jeudi) », a annoncé à l’AFP un responsable du HCR, sous couvert d’anonymat. Ils sont arrivés à bord de huit bus à la mi-journée sur le site de transit de Gisuru, dans la province burundaise de Ruyigi (est), selon des témoins. « Ces rapatriés vont rester dans le camp jusqu‘à demain (vendredi), avant d‘être acheminés vers leurs communes d’origine respectives avec un kit de vivres et non-vivres pour trois mois », a précisé à l’AFP un responsable administratif burundais ayant également requis l’anonymat. Depuis la signature d’un accord tripartite avec la Tanzanie et le Burundi en août 2017 sur le rapatriement des réfugiés burundais en Tanzanie, le HCR a facilité le retour de plus de 74.000 réfugiés volontaires vers le Burundi, qu’ils avaient fui en raison d’une crise politique meurtrière. Il reste encore en Tanzanie 225.000 réfugiés burundais répartis dans trois camps situés dans le nord-ouest du pays, Nduta, Mtendeli et Nyarugusu, selon le HCR. 71.000 autres réfugiés burundais sont au Rwanda, 45.000 en République démocratique du Congo (RDC), et 43.000 en Ouganda. Fin août, le ministre tanzanien de l’Intérieur, Kangi Lugola, avait affirmé que la Tanzanie entendait procéder à partir du 1er octobre au rapatriement de tous les réfugiés burundais présents sur son sol, car elle estime que la paix est revenue au Burundi. Le porte-parole du gouvernement tanzanien, Hassan Abbas, a toutefois assuré jeudi qu’« aucun réfugié burundais ne sera forcé de retourner dans son pays ». Mais, faisant preuve d’une certaine ambigüité, il a aussi souligné qu’« en ce moment, le Burundi est en paix et se prépare pour les élections l’an prochain ». Des réfugiés burundais, joints au téléphone par l’AFP dans les camps, ont indiqué que la situation était pour l’instant normale et que les quelques candidats au rapatriement volontaire continuaient à se faire inscrire, renseigne africanews.com.

Moctar FICOU / VivAfrik

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