RDC : le ministre du Tourisme s’engage à promouvoir la diplomatie économique

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Le ministre du Tourisme, Yves Bunkulu Zola qui a présidé à l’ouverture de la « Semaine belge, s’est déclaré engager à promouvoir la diplomatie économique afin que l’activité agricole en plus de son utilité économique, devienne à la fois une voie de préservation écologique pour une grande curiosité touristique. Cette semaine a pour thème : « agriculture, tourisme et conservation de la nature ». Selon lui, RDC a opté pour des voyages responsables dans des environnements naturels, où les ressources et le bien-être des populations sont préservés, en bref sur l’écotourisme. Ceci est donc une des formes du tourisme durable, plus centrée sur les écosystèmes, les agrosystèmes, le tourisme et les réserves naturelles. Pour ce faire, ceci ramène à la nécessité d’implémenter urgemment la tripartite « Environnement-Agriculture-Développement », de sorte que le développement de l’industrie agricole et l’exploitation saine des ressources naturelles des campagnes, deviennent une curiosité à contempler, stimulant l’amélioration de la vie socioéconomique des peuples riverains. Pour M. Bunkulu, la demande touristique s’accompagne d’une demande de biodiversité, au sens particulier de la nature et des paysages. Celle-ci incite les décideurs et acteurs du secteur touristique de comprendre qu’il ne peut  plus y avoir des destinations touristiques qui ne maitrisent pas son impact sur son environnement et sur la biodiversité ». « Ainsi, un tourisme bien géré et éco-responsable permettent de soutenir la conservation de la nature, dans le respect et le maintien des communautés locales à travers la valorisation par l’économie touristique du patrimoine naturel et culturel ; la sensibilisation et l’éducation des touristes avant, pendant et après le séjour ; la création localement de richesses au profit du secteur de la protection de la nature ; le soutien aux politiques nationales et locale de préservation de la diversité du vivant ; et l’élaboration des nouveaux partenariats entre acteurs du tourisme, et autres », a fait savoir le ministre du Tourisme, note faapa.info.

La part du tourisme dans le budget national revue à la hausse

Yves Bunkulu, a indiqué que la part du tourisme dans le prochain budget national serait revue à la hausse, soit 1,7% et qu’il y a des avancées significations dans la considération de ce secteur. A cet effet, le tourisme qui était l’un des secteurs dans les oubliettes, est aujourd’hui en train de prendre sa place au niveau de l’importance dans l’économie nationale. Pour répondre favorablement aux attentes et objectifs du ministère, le ministre a annoncé que son institution mise sur l’amélioration les conditions de formation sur le tourisme, en partenariat avec le ministère de l’Enseignement supérieur et universitaire ; et que les discussions sont en cours avec des partenaires étrangers pour doter la RDC d’une académie de tourisme. La valorisation du secteur de tourisme s’inscrit cependant dans la vision du Chef de l’Etat, qui est celle de diversifier l’économie. Le ministre du Tourisme Yves Bunkulu Zola a pris l’engagement de s’investir pour la promotion de l’éco-tourisme, comme moyen de soutien  à la vision mondiale sur la production agricole et la conservation de la biodiversité. Selon lui, l’agriculture et la conservation de la nature font la promotion éco-tourisme en valorisant des espaces naturels connus et encore méconnus du pays. Il a cité entre autres les parcs botaniques, zoologiques, éléatiques écologique et agricoles. Il y a également les espaces aménagés en conformité avec les normes écologiques tels que le site Ibi, village spécialisé dans la production du Carbonne et les usines spécialisées dans l’agro-industrie, a-t-il indiqué. Cette promotion de l’écotourisme implique aussi le marketing des initiatives locales en matière de production agricole qui présentent mieux les prouesses des communautés rurales. Dans le chapitre des discutions les participants ont notamment encouragé la gratuité de l’enseignement de base qui permet notamment aux parents de faire l’économie pour développer leurs activités agricoles et la création d’une banque nationale de crédit, renchérit le média cité.

L’économie verte en Afrique de l’Ouest : quelles solutions ?

Alors que la notion d’économie verte est de plus en plus médiatisée dans le monde, certains pays sont encore dubitatifs quant aux résultats d’une telle économie. L’Afrique de l’ouest reste touchée par la pauvreté malgré sa croissance, avec un peu plus de 50% de la population vivant en dessous du seuil de pauvreté. Comment alors allier croissance économique et économie verte ? Dans quelles mesures l’économie verte et surtout le développement durable sont-ils nécessaires pour l’avenir de l’Afrique de l’Ouest et qu’est-ce qui entrave au bon déroulement de l’économie verte ? Afin que le passage à une économie verte soit possible, il faut avant tout poser les bases solides dans un environnement économique, sociale et juridique favorable. Rappelons-le, le développement durable repose sur l’équilibre de trois aspects fondamentaux : le social, l’économie et l’environnement. Or, on constate toujours une certaine marginalisation de l’aspect social en Afrique de l’ouest et plus globalement en Afrique. Le développement durable est une alternative viable, grâce à la diversification des ressources et des bonnes pratiques d’économie d’énergie, qui permettrait de résoudre concrètement les problèmes à l’accès à l’eau potable, à l’assainissement, à l’énergie mais aussi à la sécurité alimentaire. Quels sont donc les problèmes constatés en matière de développement durable en Afrique de l’Ouest ? Tout d’abord, on remarque deux faits principaux : d’une part, les pays en voie de développement ont de base plus de mal à financer et garantir un usage propre de leurs ressources naturelles ; d’autre part, les pays en voie de développement sont en concurrence directe avec les autres puissances et subissent de plein fouet la pression de l’économie de marché. En Afrique, le premier ennemi du développement durable est malheureusement la pauvreté. Pourtant, des solutions sont possibles. En effet, l’Etat joue un rôle primordial dans l’accès au développement durable. L’Etat devrait fixer avant tout deux grandes prérogatives : tout d’abord, l’Etat devrait assister à la mise en place de mécanismes juridiques et économiques qui auront une fonction de catalyseur et de régulateur pour les entreprises ; ensuite, l’Etat doit contribuer à maintenir la paix dans le pays et surtout rendre la sensibilisation sur les problématiques durables plus adaptée aux réalités africaines, lit-on à mediaterre.org.

Moctar FICOU / VivAfrik

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