La BAD accorde un prêt de 165 millions $ à l’Angola pour diversifier son économie

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Dans un communiqué publié mercredi 30 octobre 2019, la Banque africaine de développement (BAD) a annoncé qu’elle a octroyé à l’Angola un prêt de 165 millions $ pour appuyer la diversification économique du pays.

Le gouvernement du président Joao Lourenço a initié une politique de diversification économique pour sevrer le pays de sa dépendance au pétrole. D’après les autorités Angolaises, le financement de la BAD vise à prioriser la production et l’exportation de produits non pétroliers tout en substituant progressivement les produits d’importations grâce à la diversification.

La Banque africaine de développement de son côté, soutient que le nouveau programme d’aide qui s’étalera sur trois ans, s’appuiera sur trois volets principaux. Il s’agira de faire progresser l’assainissement budgétaire grâce à une meilleure gestion des finances publiques et à des réformes fiscales. D’ici à la fin du programme, l’objectif sera donc d’accélérer la réduction de la dette publique d’environ 90% du PIB actuellement à 60%.

Le deuxième volet consistera à accélérer la mise en œuvre du programme de diversification économique. A terme, il devrait permettre d’accroître progressivement la part des produits non pétroliers dans le PIB et donc de minimiser l’impact des fluctuations des cours des matières premières sur l’économie.

Enfin, il s’agira d’améliorer la gouvernance dans la gestion des ressources naturelles et la réforme des entreprises publiques. Pour ce faire, le nouveau programme envisage de mettre un accent particulier sur la bonne gouvernance, la transparence et l’amélioration des performances des entreprises détenues par l’Etat.

« Au cours des deux dernières années, nous avons senti que les autorités se sont engagées à apporter des changements. De nombreuses mesures concrètes ont été prises… Nous nous attendons à ce que le programme ait un impact positif sur la stabilité macroéconomique, la diversification économique et la réduction de la pauvreté », a à cet effet déclaré Abdoulaye Coulibaly, directeur du département de la gouvernance et de la gestion des finances publiques à la BAD.

Moctar FICOU / VivAfrik

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