Les États-Unis tournent officiellement le dos à l’Accord de Paris sur le climat

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Donald Trump et les États-Unis ne comptent pas limiter les émissions de gaz à effets de serre comme le stipule l’Accord de Paris sur le climat. C’est dans ce sens que le président américain a officialisé son intention de se désengager de cet accord. Ainsi, lundi 4 novembre 2019, le gouvernement américain a notifié à l’Organisation des Nations unies (ONU) sa décision de sortir de l’accord sur le climat, confirmant sa promesse.

Cette annonce a été diversement accueillie aux Etats-Unis. Si les conservateurs américains l’ont salué la présidente de la chambre basse du Congrès, la démocrate Nancy Pelosi, y a vu une « nouvelle décision anti-science (…) qui vend l’avenir de notre planète et de nos enfants ». De son côté, la France a souligné « regretter » l’annonce américaine ».

Un coup dure pour les défenseurs de l’environnement. En effet, les États-Unis ont officiellement entamé les démarches pour quitter l’accord de Paris sur le climat. La lettre était attendue depuis 2017, mais ne pouvait pas être envoyée plus tôt, car, aucun pays ne pouvant sortir avant le troisième anniversaire de son entrée en vigueur, le 4 novembre 2016. C’est-à-dire lundi dernier.

« Aujourd’hui, les États-Unis entament le processus de retrait de l’accord de Paris. Conformément aux termes de l’accord, les États-Unis ont soumis une notification formelle de leur retrait aux Nations unies. Le retrait sera effectif un an après la notification », a déclaré le chef de la diplomatie Mike Pompeo dans un communiqué.

De l’avis de M. Pompeo, le retrait des Américains sera donc effectif le 4 novembre 2020, au lendemain de l’élection présidentielle américaine.

David Levaï, spécialiste du climat, chercheur associé à l’Institut sur le développement durable et les relations internationales (IDDRI), espère mettre l’accent sur signal envoyé au reste du monde à cause de ce retrait.

« Ce que ça change, c’est le signal envoyé au reste du monde. La question qui va se poser désormais, c’est : est-ce que la parenthèse Trump sera close l’année prochaine et qu’on pourra attendre un retour d’une nouvelle administration démocrate dans l’Accord de Paris et dans l’action collective sur le climat ? Ou est-ce qu’une nouvelle période Trump va s’ouvrir après l’élection présidentielle ? Auquel cas, cela va redistribuer les cartes et cela va poser énormément de questions sur la capacité de travailler au niveau multilatéral avec les États-Unis. On est dans un effort global, collectif. Les États-Unis, c’est 17% des émissions mondiales. Il n’y a que l’action collective qui puisse sauver la planète. Donc forcément, sans les États-Unis, sans l’action du gouvernement fédéral, il y a énormément de choses qui ne pourront pas être faites. »

Rappelons que les États-Unis sont le seul pays à s’être désengagés du texte signé par 197 pays. Jusqu’à présent, Washington continuait à occuper leur siège, discrètement, pour peser sur son application, au cas où justement il réintègrerait l’accord. Ils devraient continuer à envoyer des délégations aux grands sommets, comme la COP25 en Espagne, selon l’AFP qui cite le département d’État.

Moctar FICOU / VivAfrik                           

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