Tony Elumelu juge le moment propice pour « investir en Afrique et dans les PME africaines »

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Le promoteur de la Fondation Tony Elumelu (TEF) par ailleurs président du Groupe United Bank for Africa (UBA) et de Heirs Holdings a estimé que « c’est maintenant le bon moment pour investir en Afrique et dans les PME africaines ». C’est cette perspective que Tony Elumelu a exhorté les investisseurs français, à la recherche d’opportunités d’investissement à long terme, à se tourner vers l’Afrique.

M. Elumelu appelle au renforcement des PME en Afrique afin de catalyser le développement dans le continent noir. « Nous devons faire beaucoup mieux et faire preuve de beaucoup plus de discernement pour canaliser les fonds vers les marchés émergents. Ces marchés présentent d’énormes opportunités  ainsi que des risques pour les investisseurs mais ceux-ci doivent répondre à un besoin essentiel de catalyse et d’amélioration de l’économie. Nous saluons les sociétés comme Total, Bouygues, Accor, Orange et Bolloré, ainsi que d’autres qui ont accepté ce défi, mais il reste encore beaucoup à faire », a-t-il souligné.

Elumelu a souligné l’importance des apports de capitaux privés en Afrique, avec un accent particulier sur les investissements dans les petites et moyennes entreprises, moteurs de l’économie africaine. Il a déclaré que l’Afrique comptait la population active la plus jeune au monde, avec plus de 60% de sa population âgés de moins de 25 ans. Cela, a-t-il dit, apparaît comme une tragédie démographique potentielle qui pourrait se révéler être le plus grand atout du continent si les jeunes avaient des emplois et des opportunités économiques.

Le président du Groupe United Bank for Africa (UBA) et de Heirs Holdings a affirmé que « les Africains n’ont pas besoin d’aide. Nos jeunes ont plutôt besoin d’investissements ». 

A l’en croire, les capitaux privés constituent une positive force de développement en Afrique. Nous avons une nombreuse population de jeunes, enthousiastes et novateurs. Ils cherchent des solutions aux problèmes de leurs communautés, mais sont limités par l’accès aux capitaux et aux investissements, au mentorat et à la formation. Bien géré, ce type d’investissement peut non seulement générer des capitaux, mais aussi renforcer la création d’emplois, la gouvernance d’entreprise et contribuer à l’amélioration des pratiques commerciales durables, a-t-il dit. Citant l’impact et le taux de croissance des lauréats de la Fondation Tony Elumelu comme preuve du potentiel des PME en Afrique aujourd’hui.

Pour rappel, sa fondation a consacré 100 millions de dollars de la fortune familiale au financement de plus de 10 000 entrepreneurs africains sur une période de dix ans.

L’appel du promoteur de la Fondation Tony Elumelu n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. Car, le ministre Français de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire a indiqué que son pays valide le projet. « Nous partageons la même ambition de soutien aux PME et aux entrepreneurs africains, car cela est essentiel pour le développement économique de l’Afrique », a-t-il déclaré, évoquant la passion du promoteur de la Fondation Tony Elumelu pour la création de richesse sur le continent africain.

Le responsable français a en outre indiqué  que son pays pourrait se positionner pour orienter les investissements vers l’Afrique afin de mettre fin au cycle de la pauvreté et d’accélérer le développement au niveau mondial.

Il a saisi cette opportunité pour réitérant la position de partenariat de la France avec l’Afrique sur les investissements à long terme. « Nous veillerons à ce que les investissements en Afrique soient durables, exemplaires et respectueux de l’environnement. Nous voulons aller vite, aller vite dans la course contre la pauvreté et le renoncement, sur tout le continent ».

Moctar FICOU / VivAfrik                       

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