Dakar (Sénégal) accueille un atelier régional sur les ODD mardi prochain

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L’atelier régional pour l’Afrique sur les Objectifs de Développement Durable (ODD) s’ouvre mardi à l’hôtel King Fahd Palace, à Dakar, annonce un communiqué transmis à la presse. La cérémonie d’ouverture sera présidée par le ministre sénégalais de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Amadou Hott. La rencontre de 4 jours, organisée par le NEPAD, le gouvernement du Sénégal et la FAO, a pour thème : « Nouvelle approche pour l’intégration de l’alimentation et de l’agriculture durables dans le cadre de la mise en œuvre des Objectifs de Développement Durable ». Les objectifs de l’atelier sont : « présenter un outil permettant aux pays de planifier et d’allouer des ressources dans le cadre de la réalisation des ODD ; promouvoir une large prise de conscience sur l’intégration des ODD pertinents à l’alimentation, à l’agriculture et aux ressources naturelles dans les plans nationaux d’investissement conformément à la disposition de la Déclaration de Malabo ». La rencontre vise aussi à « partager les expériences et discuter des progrès et des difficultés associées à l’intégration des ODD dans les plans nationaux d’investissement ; identifier les options au niveau national pour intégrer l’alimentation, l’agriculture et la gestion des ressources naturelles afin d’atteindre les objectifs de développement durable dans le contexte de la mise en œuvre de la Déclaration de Malabo ». Le communiqué rappelle qu’en 2014, les chefs d’État et de Gouvernement de l’Union Africaine (UA) ont adopté la Déclaration de Malabo sur la Croissance et la transformation accélérées de l’agriculture pour une prospérité partagée et de meilleurs moyens de subsistance. Le texte ajoute que suite à cette adoption, les chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine « se sont ainsi engagés à éliminer la faim d’ici 2025 ». Les pays ont ainsi « mis en œuvre la Déclaration de Malabo en l’intégrant à leurs Plans nationaux d’Investissement Agricole [PNIA] tout en tenant compte des spécificités et des particularités nationales respectives ». Après cette décision prise en 2015, les pays africains ont à leur tour démontré un engagement ferme pour la mise en œuvre du Programme de Développement Durable à l’horizon 2030.  Selon le communiqué, « l’agriculture (Plantation, cultures, élevage, pêche et sylviculture) et la gestion durable des ressources naturelles jouent un rôle clé dans l’accélération des progrès vers la réalisation des Objectifs de Développement Durable (ODD) », informe aps.sn.

L’UNESCO appelle à mettre les connaissances scientifiques à la disposition de tous

A l’occasion de la  Journée mondiale de la science au service de la paix et du développement, qui est célébrée chaque année le 10 novembre, la Directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay, appelle à mettre les connaissances scientifiques à la disposition de tous. « Le Programme de développement durable à l’horizon 2030 repose sur un engagement, celui de faire en sorte que personne ne soit laissé de côté. Aujourd’hui comme hier, le contrôle du savoir conduit à l’inégalité, à l’exclusion et au conflit social », écrit Mme Azoulay dans un message. « Alors que notre planète se trouve face à un nombre croissant de défis, dont le changement climatique, la perte de biodiversité et les catastrophes naturelles, le développement des connaissances scientifiques importe plus que jamais ». Pour pouvoir relever ces défis, il faut, selon elle, investir davantage dans la science, la recherche et la technologie, en particulier dans la perspective de faire germer de nouvelles idées novatrices. La Journée mondiale de la science au service de la paix et du développement est consacrée cette année au thème de la « Science ouverte – ne laisser personne de côté ». « La Science ouverte vise à mettre l’information, les connaissances et les données scientifiques à la disposition de tous. En accroissant l’accès à l’information, elle vise à donner à tous les scientifiques, innovateurs, ingénieurs, entrepreneurs et citoyens la possibilité d’observer, d’apporter et de créer du savoir dans les domaines des sciences, de la technologie et de l’innovation », souligne la cheffe de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO). Selon Mme Azoulay, non seulement cette approche renforce la transparence et la responsabilité, mais elle aide à donner des chances égales à tous, en encourageant la participation à la culture scientifique. « L’UNESCO est prête à prendre la tête de ce dialogue mondial en vue de s’assurer que la Science ouverte concrétise tout son potentiel. Au niveau international, la Science ouverte peut contribuer à combler les fractures scientifique et technologique ainsi que les écarts dans le domaine de l’innovation, en garantissant que les progrès scientifiques et technologiques bénéficient à tous et ne laissent personne de côté », conclut-elle dans les colonnes de un.org.

Le chef de l’ONU appelle le secteur privé à investir dans un développement durable équitable

Face aux manifestations dans de nombreux pays à travers le monde contre l’accroissement du coût de la vie et la montée de l’injustice, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, appelle le secteur privé à investir dans un développement durable équitable. « Ces femmes et ces hommes jugent que l’économie ne fait rien pour eux et, dans certains cas, ils ont raison. Le fait de ne s’intéresser qu’à la croissance, sans penser à son véritable prix et à ses conséquences, entraîne une catastrophe climatique, une perte de confiance dans les institutions et un manque de foi en l’avenir », écrit M. Guterres dans un point de vue publié dans le Financial Times, intitulé ‘Progress toward sustainable development is seriously off-track’. Le chef de l’ONU estime que le secteur privé a un rôle clé à jouer pour trouver des solutions et bâtir « un avenir plus stable et plus équitable, fondé sur les objectifs de développement durable », qui ont été adoptés en 2015 par les dirigeants du monde. Ces 17 objectifs visent à lutter contre la pauvreté, les inégalités, la crise climatique et la dégradation de l’environnement et à instaurer la paix et la justice d’ici à 2030. Selon le Secrétaire général, des progrès ont été faits depuis qu’ils ont été adoptés il y a quatre ans. Les taux d’extrême pauvreté et de mortalité juvénile sont en baisse ; de plus en plus d’hommes et de femmes ont accès à l’énergie et à un travail décent. « Mais, dans l’ensemble, nous sommes loin du compte : la faim augmente ; la moitié de la population mondiale n’a pas accès à l’éducation de base et aux soins de santé essentiels ; partout, des femmes se heurtent à la discrimination et sont désavantagées », souligne-t-il. La lenteur des progrès s’explique en partie par le manque de financement. Les fonds publics ne suffisent pas et il faut des investissements privés en complément. « L’ONU s’emploie à les mobiliser en travaillant avec le secteur de la finance. C’est un moment charnière pour le monde des entreprises et de la finance, et pour le lien qui l’unit aux politiques publiques », a, sous un autre registre relayé un.org.

Moctar FICOU / VivAfrik

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