Saur se renforce dans la high-tech de l’eau

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Le troisième opérateur d’eau français a acquis l’Anglais Riventa, dont la technologie fait réaliser des économies d’énergie aux usines d’eau. Saur tient son objectif de 10 % de croissance annuelle, assure son dirigeant. Deux ans après  l’acquisition d’ImaGeau, une émanation du CNRS de Montpellier capable de surveiller et de prévoir le niveau des nappes souterraines, Saur mise à nouveau sur un développement dans la high-tech appliquée à l’eau. Le troisième opérateur d’eau français a acquis 51 % du britannique Riventa. Cette fois, l’enjeu est l’énergie, qui représente de un tiers à 50 % du coût de fonctionnement d’une usine d’eau potable, essentiellement pour les pompes captant et acheminant l’eau. « La technologie de Riventa inclut des capteurs d’un nouveau type situés dans les pompes et permet d’optimiser leur fonctionnement. Nous l’avons testé un an, les économies d’énergie ressortent à 21 % sur un de nos sites d’Ile-de-France, ailleurs où les tests sont moins avancés, elles vont de 5 % à 20 % », résume Frédéric Renaut, directeur de l’innovation digitale de Saur. Créée il y a dix ans, Riventa intervient dans 14 des 30 services publics d’eau potable britanniques et à l’international. En France, le groupe prévoit en 2020 de déployer sa technologie dans 64 des 1.850 sites d’eau potable, « mais les perspectives sont plus larges car c’est applicable à tout process industriel impliquant un pompage : pétrolier, pétrochimique, etc. Nous y travaillons », poursuit le responsable. Si Riventa ne réalise encore que 1 million de livres sterling de chiffre d’affaires, « le développement peut être rapide, à l’instar d’ImaGeau dont le chiffre d’affaires était de 600.000 euros quand nous l’avons racheté et dépassera les 2 millions cette année », souligne Frédéric Renaut. Saur ambitionne de porter d’ici à 2023 son chiffre d’affaires de 1,4 à 2 milliards (hors acquisitions majeures) et sa part internationale de 15 à 30 %. Pour cela, se différencier par des technologies comme celle de Riventa est stratégique face à Suez et Veolia, d’autant que la société mise sur les mêmes créneaux de croissance. « Approvisionner les industriels en eau de process ne représente encore que 20 millions de chiffre d’affaires, mais l’activité, logée depuis juin dans Saur Industrie, est appelée à grossir », commente, dans les colonnes du quotidien lesechos.fr, le dirigeant du groupe, Louis-Roch Burgard.

Burkina Faso : Les populations de Koupéla dénoncent les conditions d’accès à l’eau potable

L’accès à l’or bleu dans la ville de Koupéla relève d’un parcours du combattant pour une grande majorité de la population. Si certains habitants préfèrent parcourir environ 5 kilomètres vers des villages environnants comme Kougri et Ronsin pour se ravitailler en eau, d’autres par contre jonglent entre les forages privés et les bornes fontaines fonctionnant tous les trois jours. Malgré la qualité douteuse de l’eau des forages, ils disent ne pas avoir d’autre choix que celle-là car pour eux, l’Office national de l’eau ne fait plus son travail. Cette situation, la ville la connaît depuis un long moment. Elle s’est aggravée avec certains travaux entrant dans le cadre de la commémoration des festivités du 11- décembre. Des quartiers entiers comme le secteur 5 sont ravitaillés par une borne fontaine fonctionnant tous les deux jours ; des familles font le pied de grue de 19 h à 5 h du matin pour espérer avoir de l’eau. Dans d’autres quartiers, des familles à charrettes, à vélos ou à motos font environ 5 kilomètres en direction de certains villages à la recherche du précieux liquide. Pour d’autres familles, il faut débourser la somme de 750 FCFA pour s’offrir une barrique. Ce sont là quelques témoignages tristes de la population sur les difficultés d’accès à l’eau potable à Koupéla. En parcourant la ville de porte en porte, le constat est le même en matière d’accès à l’eau potable pour bon nombre de familles. Pour les ménages qui ont fait les branchements à l’ONEA, le manque d’eau constitue leur principale difficulté, explique afriqueactudaily.com.

L’eau au Sénégal : intérêts privés contre biens publics

L’eau au Sénégal est une ressource précieuse. Sa gestion mérite toute l’attention possible, tant pour les générations actuelles que futures. Le droit à l’eau potable a d’ailleurs été reconnu comme droit fondamental par les Nations Unies en 2010. Aujourd’hui, alors que le Sénégal se retrouve devant un choix qui, du point de vue de la société civile sénégalaise, se doit d’être transparent : qui va gérer et assurer cet accès à l’eau. Or l’attribution à Suez d’une concession provisoire fait polémique. L’accès à l’eau potable demeure un problème au Sénégal, pour certaines populations, en particulier celles des quartiers pauvres ainsi que des zones rurales. De nombreuses localités ne disposent pas encore d’eau courante à domicile et s’approvisionnent à partir des puits et bornes fontaines publiques. Jusqu’à fin 2009, un peu plus de 26% de la population rurale s’approvisionnaient encore à partir de sources d’eau non « potabilisée ». En 2015, ce taux se réduit à 14%. En revanche, 92% des ménages de Dakar ont accès à l’eau potable (Banque mondiale, 2018). A Dakar, 79% de la population ont accès à un branchement individuel au réseau, les autres comptent sur un branchement collectif proche de leur logement. Les coupures d’approvisionnement en eau, auparavant fréquentes, sont devenues plus rares. La qualité de l’eau distribuée s’est améliorée. En ce qui concerne l’assainissement (égouttage), il reste peu accessible – même pour les ménages de Dakar. Les résultats d’une récente enquête de conjoncture sociale réalisée par la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE) signalent qu’au premier trimestre 2018, seuls 26,8% des ménages dakarois avaient accès à l’assainissement. Le système de gestion de l’eau au Sénégal est issu d’une série de réformes entreprises au début des années 1990 à l’instigation notamment de la Banque mondiale, qui s’inscrivent dans un contexte général de retrait de l’Etat des services essentiels, analyse sen360.sn.

Moctar FICOU / VivAfrik

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