L’ONG GivePower transforme de l’eau salée au profit de 35 000 personnes par jour au Kenya

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Le combat pour l’accès universel à l’eau potable en Afrique n’est plus réservé uniquement aux dirigeants. Selon les estimations de l’Organisation des Nations Unies (ONU) en mars 2019, plus de 2 milliards de personnes n’ont pas aujourd’hui accès à l’eau potable, précisant que la moitié des personnes buvant de l’eau provenant d’une « source non protégée » sont africaines. Consciente du risque encouru par les populations, l’Organisation non gouvernementale (ONG) GivePower a mis en place, au Kenya, une centrale solaire qui transforme l’eau de l’océan en eau potable. 35 000 personnes par jour pourront en bénéficier.                      

L’infrastructure est implantée dans le village de Kiunga, au nord du Kenya et à seulement 15 kilomètres de la frontière somalienne. La situation y étant particulièrement catastrophique. Ainsi, dès le mois d’août, des essais ont été lancés. Ils se sont rapidement montrés satisfaisants grâce à une procédure très ingénieuse et efficace.

En effet, l’ONG est parvenue à surmonter l’écueil de la haute consommation d’énergie et du coût très élevé des opérations de dessalement. Leur solution étant de produire l’énergie grâce à des panneaux solaires. C’est un grand succès, ils sont désormais capables de produire 50 kilowatts d’énergie et ainsi, d’alimenter 2 pompes à eau en continu.

L’organisation est déjà tournée vers le développement de cette solution dans d’autres pays dont la Colombie et Haïti. Ainsi, elle qui a pour habitude de travailler pour la sauvegarde des animaux et le soutien des populations locales par l’électrification, développe désormais ses compétences pour donner accès à l’eau potable.

Signalons que, par ses actions, l’ONG change en profondeur les conditions de vie de populations. Dans le cas du Kenya par exemple, certains devaient voyager plus d’une heure pour obtenir de l’eau potable pour eux et leurs proches. De plus, Hayes Barnard, président de GivePower, a rapporté que « vous voyez des enfants dans ces villages, et ils ont ces cicatrices sur le ventre ou sur les genoux parce qu’ils ont tellement de sel dans leurs plaies. Ils empoisonnaient leurs familles avec cette eau », a-t-il confié à africactu.com.                                                   

Ces temps-là ne seront bientôt plus que de mauvais souvenirs.

Moctar FICOU / VivAfrik

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