Le Niger se dote d’un plan d’urgence de lutte contre l’insécurité alimentaire entre novembre 2019 et mars 2020

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L’insécurité alimentaire et nutritionnelle s’accroît de jour en jour au Sahel en raison notamment des niveaux élevés de l’insécurité, des conflits intercommunautaires et de la sécheresse malgré les productions agricoles jugées globalement satisfaisantes.

Dans le cas spécifique du Niger, hormis l’insécurité accrue à laquelle fait le pays, les crues soudaines enregistrées depuis juillet 2019 à Agadez, Diffa, Maradi et Zinder sont accusées d’être à l’origine d’une perturbation des moyens de subsistance et des pertes du bétail. A ces maux, s’ajoute la mauvaise répartition pluviométrique qui pourrait compromettre le résultat de  la campagne agricole 2019/2020.

Pour faire face à cette insécurité alimentaire qui menace une partie du pays, le gouvernement nigérien a conçu un plan d’urgence pour la période allant de novembre 2019 à mars 2020. Celui-ci est évalué à  plus de 20 milliards FCFA (plus de 33,9 millions $), comme l’a révélé le président Mahamadou Issoufou, dans son message à la nation le 17 décembre 2019, à l’occasion de la fête de la République.

« Ce plan de soutien d’urgence prend notamment en compte la situation de la région de Diffa, éprouvée à la fois par la sécheresse, les inondations et l’insécurité. Du reste, pour cette région, un plan spécifique d’urgence de plus de 10 milliards FCFA est en cours d’exécution. Sur le plan général, le gouvernement concevra et mettra en œuvre le plan de soutien annuel traditionnel pour l’année 2019-2020 », a expliqué le chef de l’Etat.

Ces mesures d’urgence sont prises pour venir en aide aux  2 millions de personnes qui seront dans une insécurité alimentaire sévère d’ici août 2020, selon les projections.

Rappelons que les inondations qui ont détruit plusieurs hectares de terres et emporté de nombreux cheptels font craindre une mauvaise campagne agro-sylvo-pastorale 2019. Cependant, cette situation d’après le chef de l’Etat sera atténuée par les productions issues des cultures irriguées en cours.

Moctar FICOU / VivAfrik                    

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