Point de presse quotidien du Bureau du Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU du 8 janvier 2020

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Stéphane Dujarric, Porte-parole du Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU), António Guterres a évoqué plusieurs sujets lors du point de presse quotidien de son Bureau organisé le 8 janvier 2020. Dans une déclaration qu’il a publiée, le Secrétaire général, se prononçant sur le cas du Soudan a affirmé que le Gouvernement soudanais et les Nations Unies ont achevé une visite conjointe de deux jours à El Geneina dans l’État du Darfour occidental, là où des violences communautés meurtrières viennent d’avoir lieu. La délégation a évalué la situation pour voir comment fournir immédiatement une aide humanitaire aux gens les plus vulnérables, dont des femmes, des enfants et des personnes handicapées. L’on estime à 40 000 le nombre des déplacés, dont des milliers ont déjà traversé la frontière vers le Tchad. Les agences humanitaires et leurs partenaires distribuent, aux côtés du Gouvernement, de la nourriture, de l’eau et des articles ménagers.  Des services de santé, de nutrition et de protection sont également disponibles. S’agissant de la Zambie, il explique que les agences humanitaires signalent que la conjugaison de sécheresse dans l’ouest et le sud et des inondations dans le nord ont aggravé la famine.  Plus de 2,3 millions de personnes devraient plonger dans une grave insécurité alimentaire d’ici au mois de mars. Quatre districts font face à des niveaux alarmants d’insécurité alimentaire et l’accès de plus en plus difficile à l’eau potable a aussi accru le risque des épidémies de maladies transmissibles, comme la typhoïde et le choléra. Au mois de décembre, l’équipe humanitaire en Zambie avait mobilisé quelque 38 millions de dollars, y compris 8 millions du Fonds central pour les interventions d’urgence, dans le cadre de l’Appel humanitaire visant à collecter une somme de 90 millions de dollars.  Il faut de toute urgence davantage de fonds pour prévenir la détérioration de la situation humanitaire maintenant que le pic de la période de soudure approche, lit-on à un.org.

Mali : la Direction de la Santé préoccupée par l’utilisation abusive des produits chimiques dans l’agriculture (SYNTHESE)

La Direction nationale de la Santé et de l’Hygiène publique du Mali a manifesté son inquiétude par rapport à l’utilisation abusive des produits chimiques, notamment des pesticides, en milieu agricole. Dans un communiqué publié le week-end dernier, elle a affirmé que « l’utilisation de ces produits chimiques a des conséquences énormes sur la santé humaine et environnementale ». Le constat général est la généralisation de cette pratique dans le secteur agricole du pays. « Aucune culture n’est épargnée de nos jours par l’utilisation abusive des produits chimiques pour améliorer les rendements, notamment les pesticides et les fertilisants. Cela se ressent non seulement au niveau du goût de plus en plus fade, mais aussi et surtout de la conservation », a confié à Xinhua Mme Niamoye Tounkara, enseignante et ménagère. C’est un constat largement partagé par des consommateurs rencontrés dans différents marchés de la capitale malienne. Si les pesticides sont conçus pour tuer « les organismes nuisibles », certains peuvent malheureusement avoir des effets néfastes sur la santé humaine. La probabilité de subir des effets néfastes sur la santé dépend du type de pesticide et des autres produits chimiques qu’il contient, de la quantité à laquelle l’utilisateur ou le consommateur est exposé, de la durée et de la fréquence de l’exposition. « Certains effets néfastes sur la santé dus à l’exposition à un pesticide peuvent se faire sentir immédiatement, mais d’autres peuvent apparaître plusieurs heures après l’exposition. Des effets peuvent également se manifester après plusieurs années, par exemple le cancer », a alerté le Dr Yaya Baba Diarra, médecin généraliste dans un cabinet privé. Il a également précisé que certains symptômes cessent dès la fin de l’exposition, tandis que d’autres peuvent mettre un certain temps à disparaître. Le praticien a aussi rappelé que les effets à long terme sur la santé sont plus préoccupants chez les personnes exposées régulièrement à des pesticides ou à d’autres produits chimiques nuisibles. « Les femmes enceintes ou qui allaitent doivent toujours vérifier auprès de leur médecin ou d’autres experts si elles peuvent utiliser des pesticides dans le cadre de leur travail, étant donné que certains peuvent être dangereux pour le fœtus ou le nourrisson », a averti le Dr Diarra dans les colonnes french.xinhuanet.com.

Sénégal-recherche agricole : le ministre Moussa Baldé en visite dans les locaux de l’ISRA

Des journées de réflexion sur la recherche agricole seront bientôt instituées pour notamment tendre vers des solutions sur les difficultés auxquelles fait face l’institut sénégalais de Recherches Agricoles (ISRA). Cette révélation est du ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural. Une visite aux allures d’échanges avec le personnel de l’institution agricole mais surtout d’écoute sur les problèmes liés aux conditions de travail. Du laboratoire national de recherche sur les productions végétales au laboratoire mixte international pour l’intensification écologique des sols cultivés en Afrique de l’Ouest, le ministre de l’agriculture et de l’équipement rural ainsi que sa délégation ont passé au peigne fin ces différents services d’analyses scientifiques. Conformément à ses ambitions, l’ISRA vise aujourd’hui à contribuer à travers la recherche, à l’amélioration des performances agricoles, la transformation durable de l’agriculture entre autres, la promotion de systèmes de production performants, résiliants, compétitifs et durables. Des objectifs qui figurent en bonne place des axes stratégiques du ministère tutelle. Pour réussir le pari, l’institut sénégalais de recherches agricoles a toutefois plaidé pour des actions fortes afin de combler le déficit en personnel de Recherche et techniciens. L’institution s’attend, toutefois, à la mise aux normes et à l’accréditation des laboratoires existants, également, au soutien de l’Etat pour plus de rendement dans la recherche agricole, renseigne dakaractu.com.

Moctar FICOU / VivAfrik

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