Coupe abusive de bois : le Sénégal pourrait durcir les sanctions contre les trafiquants

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Le président de la République du Sénégal a profité du conseil présidentiel organisé dans la capitale sénégalaise en présence de son homologue gambien Adama Barow pour condamner fermement le trafic de bois à la frontière sénégalo-gambienne. Mieux, Macky Sall a agité, jeudi 12 mars 2020 à Dakar, l’éventualité d’un alourdissement des peines encourus par trafiquants de bois et leurs complices afin de mieux combattre le trafic illicite de bois, à l’origine de la dégradation des forêts et de la mise en péril des conditions de vie des populations.

« Nous continuerons de mobiliser tous les moyens nécessaires pour mettre fin à cette pratique néfaste, y compris par un alourdissement des peines prévues à cet effet », a-t-il assuré.

Selon lui, le trafic illicite de bois était en train de décimer les forêts, d’appauvrir la biodiversité et de mettre en péril les conditions de vie des populations des deux pays.

« Je veux dire fermement aux coupeurs de bois, aux trafiquants et à leurs complices que nous ne leur laisserons aucun répit », a averti le chef de l’Etat sénégalais visiblement dépassé par ce fléau.

Il a estimé qu’une collaboration s’imposait aux deux pays pour mettre un terme au trafic illicite de bois.

Dans ce même ordre d’idées, le ministère de l’Environnement et du Développement durable a tenu à faire quelques précisons suite à la vidéo publiée par la chaîne britannique, BBC, qui montre que plus de 300 000 tonnes de bois de vène sont exportées vers la Chine depuis l’arrivée au pouvoir d’Adama Barrow en 2017.

D’entrée le ministère de l’Environnement tient « à rappeler que la lutte contre ce fléau a été toujours aux premiers rangs de ses priorités ».

Par conséquent, «  l’Etat du Sénégal a pris conscience, depuis déjà plusieurs années, de la nécessité de remédier à cette tendance de perte de biodiversité et de destruction de nos écosystèmes forestiers, induite par des trafiquants très organisés, expédiant nos précieuses ressources vers d’autres contrées », note le ministère dans un communiqué transmis à la presse.

« Dès l’année 2015, Son Excellence Monsieur le Président de la République avait autorisé le recrutement d’agents des Eaux et Forêts et ceux des Parcs nationaux afin de renforcer les effectifs des services concernés, pour leur permettre de mieux faire face à cette nouvelle situation », lit-on dans le document.

Qui relève que c’est dans cette dynamique que le chef de l’Etat avait « instruit les différentes Forces de défense et de sécurité d’unir leurs efforts afin de mettre en place un dispositif de lutte active contre ce fléau que représente le trafic illicite de bois ».

Moctar FICOU / VivAfrik              

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