60 journalistes africaines visitent la station d’épuration des eaux usées de Médiouna (Maroc)

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En marge de la 3ème édition du Forum du réseau des Femmes Journalistes d’Afrique, organisé par la chaîne télévisée 2M sous le thème « Urgence Climatique : Les Médias Africains, acteurs du Changement », près de 60 femmes journalistes du réseau « Panafricaines » ont visité, le mercredi 4 mars 2020, la Station d’épuration des eaux usées de Médiouna, afin de prendre connaissance des technologies mises en œuvre pour préserver la ressource en eau à travers la réutilisation des eaux usées épurées pour l’irrigation agricole. Cette visite s’inscrit dans le cadre du programme du Forum « Panafricaines », notamment en préparation à l’atelier « Les défis d’une gestion rationnelle des ressources hydriques ». Les membres de la délégation de journalistes africaines accueillie par la Fondation Lydec, ont reçu des explications au sujet du fonctionnement de cette Station, première au Maroc (et en Afrique du Nord) à utiliser la technologie de la filtration membranaire. Elles ont pu prendre ainsi connaissance des caractéristiques de cet ouvrage technologique et environnemental réalisé dans le cadre du schéma directeur de la Région pour la lutte contre la pollution. La STEP de Médiouna contribue également à la protection de l’Oued Hassar contre les effluents d’eaux usées et à la préservation des ressources hydriques de la région. Inaugurée le 3 avril 2013 par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, en présence de l’ex- président français François Hollande, la Step de Médiouna est dimensionnée pour 40.000 équivalent habitants, avec une extension future à 80.000 équivalent habitants et dispose d’une capacité de traitement de 3.800 m3/j. Le coût de cet investissement est de 141 millions de dirhams. Afin d’éviter toute nuisance aux riverains, Lydec a mis en place un système de désodorisation. Ainsi, les opérations de prétraitement et de déshydratation sont effectuées dans un bâtiment couvert, explique levert.ma.

Gestion et rationalisation de la ressource en eau

Opérateur structurant de par la nature de ses métiers et son ancrage territorial, Lydec inscrit le développement durable au cœur de ses activités. Dans ce cadre, le délégataire casablancais veille à ce que les actions qu’il mène soient à la fois respectueuses de l’environnement et responsables sur les plans économique et social. La finalité commune est de délivrer des services essentiels pour contribuer à l’amélioration du cadre de vie. Dans le cadre de son engagement en faveur de la gestion durable des ressources naturelles, Lydec lutte en permanence contre le gaspillage des ressources et veille à sécuriser l’alimentation en eau potable. A titre d’exemple, près de 15 000 fuites sur les branchements et compteurs des clients et près de 1 300 fuites sur canalisations ont été identifiées et réparées en 2019. Grâce à des technologies innovantes pour la détection et la réparation des fuites d’eau Lydec a pu économiser l’équivalent de 53 millions de m3 d’eau en 2019 par rapport à 1997, soit le volume annuel nécessaire à plus d’un million d’habitants. L’espace expérimental de la station d’épuration des eaux usées de Médiouna est un laboratoire à ciel ouvert pour l’agriculture urbaine et biologique. D’une superficie de 1.600 m2, cet espace a une vocation démonstrative de la réutilisation des eaux épurées dans l’irrigation permettant ainsi la valorisation de la nature et l’économie de la ressource en eau. C’est aussi un lieu de sensibilisation ouvert à l’ensemble des parties prenantes de Lydec (scolaires, étudiants, riverains, associations, agriculteurs, élus…) en faveur de la protection de l’environnement. Réalisé grâce à un partenariat entre la Fondation Lydec et l’Association Recherche-Action pour le Développement Durable, cet espace propose 7 zones de cultures (jardin potager, forêt comestible avec des arbres fruitiers, plantes aromatiques…) comportant une pépinière ainsi qu’une zone de biodiversité et un espace de compostage. A travers cet espace, Lydec et sa Fondation se sont vues décerner pour la 1ère fois le Prix Hassan II pour l’environnement dans la catégorie « Initiatives des entreprises », a encore détaillé le site mentionné plus haut.

TCO : Terr’O Naturel revient pour sa troisième édition

La troisième édition de Terr’O Naturel aura lieu du vendredi 20 mars au samedi 11 avril 2029 dans les cinq commune du Territoire de la côte Ouest (TCO – La Possession, Le Port, Saint-Paul, Trois-Bassins et Saint-Leu). Plusieurs animations sont prévues pendant trois semaines autour du thème « Ensemble cultivons l’avenir ! ». Nous publions ci-dessous le communiqué du TCO (Photo D.R.) Pour celles et ceux qui ne le savent pas encore, Terr’O Naturel est une initiative originale du TCO de réunir deux temps forts annuels autour du développement durable : la Semaine pour les alternatives aux pesticides (du 20 au 30 mars 2020) et la Semaine nationale du compostage de proximité (du 28 mars au 12 avril 2020). Localement, sur le territoire de la côte Ouest (La Possession, Le Port, Saint-Paul, Trois-Bassins et Saint-Leu), nous vous proposons des animations sur 3 semaines ! Participez aux animations proposées dans le cadre de Terr’O Naturel ! Elles sont gratuites et accessibles librement (sauf pour les ateliers : inscription préalable en ligne obligatoire sur le site tco.re. L’inscription est possible jusqu’à la veille au plus tard et dans la limite des places disponibles), lit-on ipreunion.com.

Moctar FICOU / VivAfrik                        

1 COMMENTAIRE

  1. ’60 journalistes africaines visitent la station d’épuration des eaux usées de Médiouna (Maroc)’

    Extrapoler, c’est essayer d’obtenir, d’élaborer, dans le cadre de l’expérience possible, ce qui est obtenu dans le cadre d’une expérience passée. Ces journalistes africaines qui ont été témoins de ce qui est donné à Médiouna, au Maroc, ont le devoir d’initier des discussions sur les possibilités d’une extrapolation ailleurs en Afrique, de cet exemple marocain.

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