Le Ghana protège ses écosystèmes marins

0

Parmi les plus de 29 millions d’habitants du Ghana, 2 millions de personnes – soit 10% de la population totale – dépendent du secteur de la pêche. En effet, le poisson représente 60% des protéines consommées par les ghanéens. Cependant, le pays fait face à un constat alarmant : la surpêche et notamment la pêche artisanale a dévasté les fonds marins, ce qui contribue à la destruction des écosystèmes et de la biodiversité sous-marine. Les chalutiers – bateaux de pêche traînant un filet nommé chalut – n’hésitent pas à pêcher les poissons les plus prisés par les pêcheurs locaux (sardines, maquereaux) afin de les revendre sur la rive à un prix compétitif. En 2017, plus de 100 000 tonnes de poissons ont été vendues par ces chalutiers. Ces pratiques sont illégales mais font également perdre 50 millions de dollars par an au gouvernement ghanéen et diminuent considérablement les revenus des pêcheurs locaux, qui doivent trouver d’autres techniques pour pouvoir maintenir leur activité. D’autres techniques illégales sont employées dans le pays, notamment la pêche consistant à attirer les poissons avec des produis chimiques ou de la dynamite. Le gouvernement sanctionne de plus en plus ces pratiques et, en mai 2019, la pêche artisanale a été officiellement interdite. Cette mesure est, selon la ministre de la Pêche et de l’Aquaculture Mme Elizabeth Afoley Quaye, une « saison de fermeture » permettant de préserver certaines espèces menacées de disparition comme le maquereau et les anchois, qui sont victimes de ces pratiques illégales. Cette « saison de fermeture » devrait permettre aux poissons de pouvoir se reproduire et d’augmenter les rendements en pêche à l’avenir. Dans une démarche de protection de l’écosystème marin sur le long terme, l’agence des États-Unis pour le développement international (USAID) a accordé 24 millions de dollars pour la mise en place d’un projet de gestion durable de la pêche (projet USAID/Ghana). Ce projet de cinq ans, qui a pris fin en 2019, avait pour objectif de réduire de manière considérable l’effort de pêche, reconstituer les stocks de poissons et mettre en place une gestion responsable appliquée à plusieurs écosystèmes de pêche ciblés, a-t-on appris de mediaterre.org.

Quand l’Algérie exporte, désormais, des bateaux en fibre de verre

L’Algérie semble se lancer dans l’exportation de bateaux surtout ceux de la pêche qui sont sous la demande, notamment de Mauritanie dont certains hommes d’affaires en font les commandes. L’Algérie veut ainsi vouloir faire valoir sa technique dans ce domaine maritime pour espérer un jour exposer la Mauritanie à lui fournir la possibilité de s’ouvrir un couloir sur l’Atlantique et en profiter alors pleinement, d’autant plus que le pays du Millions de Potes exporte sans gêne son poisson vers l’Algérie. Aujourd’hui l’Algérie se veut contente pour son prototype du premier bateau algérien destiné à l’exportation, réalisé en fibre de verre, qui est l’un des deux bateaux de pêche construit par Sakomas ( Société Algéria-Koréa Marine Service ) au niveau de son chantier de construction et de réparation navale au port d’Azeffoune pour un client mauritanien qui a passé une commande pour la fabrication de deux bateaux de pêche de 14 mètres chacun, dont le premier est achevé en construction et le second très prochainement. Les premiers bateaux sortis du chantier naval d’Azeffoune, qui est entré en production en 2015, sont des embarcations de pêche type “petits métier” de 12 à 14 mètres de long. Au total, 10 bateaux de pêche de 12 à 19 mètres, ont été construits au niveau de ce même chantier naval au profit de clients des wilayas de Bejaia, Alger et l’Ouest du pays, entre 2015 et 2019. La procédure d’exportation des bateaux dont le suivi de la construction est assuré par l’organisme de contrôle de la conformité et de certification VERITAL vers la Mauritanie, sera lancée avant le mois de Ramadan prochain. La technique de construction des bateaux de pêche en fibre de verre a été acquise par SAKOMAS suite à la signature d’une convention entre cette société et la société sud-coréenne Hyundai, portant sur le transfert du savoir-faire et la formation, relaye pour sa part hibapress.com.

Des chercheurs ont découvert un poisson de la préhistoire… doté de « doigts »

Des paléontologues australiens et canadiens se sont intéressés à un animal fossilisé âgé de 375 millions d’années qui constituerait le chaînon manquant de l’évolution entre les poissons et les tétrapodes. Ces derniers sont des vertébrés possédant des poumons, une mâchoire et deux paires de membres leur permettant de se déplacer sur le sol, explique Journal du Geek, qui reprend des données publiées dans la revue Nature mercredi 18 mars 2020. Les nageoires du spécimen d’Elpistostege watsoni, découvert au Canada, se sont révélées riches d’enseignement. Elles sont en effet constituées d’os dont l’assemblage est similaire à celui des bras, mains et doigts humains. Les appendices du poisson sont articulés autour d’un humérus, d’un radius d’un cubitus, de carpes, de métacarpes et de plusieurs phalanges, indique l’étude. « C’est la première fois que nous découvrons de véritables doigts dépassant des nageoires d’un poisson », s’est réjoui John A. Long, coauteur des travaux, dont les propos sont relayés par Journal du Geek. La découverte effectuée en observant ce fossile de près de 1,60 mètre de long prouve qu’au cours de la préhistoire, certains poissons ont été dotés, petit à petit, de mains et de doigts. Ces derniers ont rendu possible la sortie de l’eau de ces animaux en se hissant sur leurs membres, à l’image des tétrapodes que nous connaissons aujourd’hui, renseigne 20minutes.fr.

Moctar FICOU / VivAfrik

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here