400 millions d’Africains n’ont toujours pas accès à l’eau potable

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Pour garantir l’accès universel à l’eau potable et à l’assainissement, l’Afrique doit investir 13 milliards de dollars par an, d’ici à 2030. C’est pour dire qu’en Afrique, continent de près de 1,3 milliard d’habitants, environ 400 millions de personnes n’ont toujours pas accès à l’eau potable, tandis que 700 millions n’ont pas accès à un assainissement adéquat. Ces statistiques ont été publiées par la Banque africaine de développement (BAD) à l’occasion de la Journée mondiale de l’eau, le 22 mars 2020. Alors que le lavage des mains avec de l’eau et du savon est la première ligne de protection contre le coronavirus, moins de 50 pour cent des foyers, en Afrique subsaharienne, disposent d’installations de base pour se laver les mains à l’eau et au savon, a déploré l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) récemment. Dans cette partie du continent, plus d’un établissement de soins de santé sur quatre n’a pas de service d’alimentation en eau, a annoncé l’agence onusienne spécialisée, à l’occasion de la célébration, le 5 mai 2020, de la Journée mondiale de l’hygiène des mains. Pourtant, l’Afrique, avec ses grands fleuves et lacs, ainsi que ses vastes zones humides, ne manque pas d’eau. Le continent dispose, dans ses nappes phréatiques, de plus de 5000 milliards de mètres cubes d’eau, selon la BAD. Toutefois, ces ressources sont inégalement réparties de manière que les six pays les plus riches en eau en Afrique de l’Ouest et du Centre détiennent 54 pour cent des ressources totales en eau du continent et les 27 pays pauvres en eau ne sont dotés que de 7 pour cent, d’après un rapport du Conseil mondial de l’eau. Le défi de l’accès à l’eau se pose de manière d’autant plus urgente que le continent va voir sa population atteindre près de 2,5 milliards d’habitants en 2050, selon les prévisions de l’ONU. Ce défi devient d’autant plus aigu que les populations urbaines augmentent rapidement. En 2050, près de 60 pour cent des Africains vivront dans des villes, ce qui exige nécessairement une accélération du rythme des investissements engagés. Pour garantir l’accès universel à l’eau potable et à l’assainissement, l’Afrique doit investir 13 milliards de dollars par an, d’ici 2030, selon la BAD. Par ailleurs, le changement climatique amplifiera la pression existante sur la disponibilité de l’eau en Afrique. Le continent souffre notamment de la fréquence des sécheresses qui ont exacerbé les risques liés aux variations dans la distribution et la disponibilité des ressources en eau. En effet, la sécheresse affecte le développement humain en réduisant la quantité d’eau disponible pour les cultures et le bétail, les pâturages, la fertilité des sols et la teneur en humidité, avec une incidence directe sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle pour de nombreux Africains, a relayé kababachir.com.

Côte D’ivoire : le gouvernement renforce le réseau d’eau potable à Zaguinasso

Le ministre ivoirien de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme, Bruno Nabagné Koné, a lancé récemment un projet de renforcement de l’approvisionnement en eau potable à Zaguinasso, une localité du nord de la Côte d’Ivoire. Zaguinasso va bénéficier du vaste programme d’approvisionnement en eau potable du gouvernement de la Côte d’Ivoire. La localité, située au nord du pays, a été le théâtre d’une cérémonie de lancement du projet de renforcement du réseau d’eau potable, que présidait Bruno Nabagné Koné, le ministre ivoirien de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme. Les travaux, qui démarrent, dureront 4 mois. Une période au cours de laquelle le système d’hydraulique villageoise améliorée installé sur place sera transformé en système hydraulique urbaine. Cette initiative, indique le ministre Bruno Nabagné Koné, prépare Zaguinasso à devenir une ville. Pour y arriver, le gouvernement ivoirien a prévu la réhabilitation du château d’eau de la localité et son forage ainsi que la construction d’un poste de stérilisation de l’eau. Ces aménagements permettront la construction d’un réseau de canalisation sur 6 km, qui connectera chaque ménage au réseau. Selon le ministre ivoirien de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme, une fois mises en service, les nouvelles installations devraient permettre « l’éradication des maladies hydriques, la réduction des corvées d’eau, qui va permettre aux femmes de mieux produire, d’améliorer leur santé et le taux de scolarisation des jeunes filles ». Ainsi, les quelque 6 200 habitants de la localité devraient bénéficier du projet. La mise en œuvre de ce projet de développement nécessitera un investissement de 135 761 millions de francs CFA, soit un peu plus de 200 000 euros, lit-on dans les colonnes de afrik21.africa.  

Angola : Suez et ses partenaires gagnent le contrat de l’usine d’eau potable à Bita

Le groupe français Suez vient de signer un gros contrat pour le développement d’une usine d’eau potable à Bita, près de Luanda, la capitale de l’Angola. Suez travaille sur ce projet avec ses partenaires afin de fournir de l’eau potable aux 7,5 millions d’habitants de Luanda. Le projet d’approvisionnement en eau potable de Bita connaît un nouveau développement. L’entreprise Empresa Publica de Aguas de Luanda (Epal), qui assure le service public de l’eau potable à Luanda, a signé un contrat de construction de l’usine d’eau potable de Bita avec un consortium formé par le groupe français Suez en partenariat avec deux sociétés portugaises : Mota Engil, une entreprise portugaise de BTP et Soares da Costa, une société de construction civile basée à Porto. La part de Suez dans ce gros contrat est de 98 millions d’euros. La compagnie, basée à Paris, en France, a ainsi la responsabilité de construire une prise d’eau dans la rivière Kwanza qui passe près de la capitale Luanda avant de se jeter dans l’océan Atlantique. La conduite acheminera l’eau brute vers une usine d’eau potable que Suez construira à Bita, une localité située à 40 km au sud-est de Luanda. L’installation affichera une capacité de 260 000 m3 par jour, soit l’une des plus grandes usines d’eau potable du continent africain. Selon Suez, cette importante station de Bita répondra aux besoins en eau potable de la population de Luanda, en forte croissance, qui a atteint 7,5 millions d’habitants, tout en soutenant le développement économique de la capitale. Le groupe dispose de 39 mois pour l’exécution de son contrat. Après la mise en service de l’installation, il devra apporter un soutien opérationnel sur une période de 9 mois. « Outre la réalisation des études d’ingénierie, la fourniture des équipements, le montage et la mise en service de l’usine, Suez sera chargé de former les équipes locales d’Epal pour assurer une exploitation sur le long terme. L’usine intégrera des technologies de Suez telles que PulsatubeTM et Aquazur® V afin de garantir une production d’eau d’excellente qualité », indique Suez. Le groupe, qui emploie 90 000 personnes dans le monde, estime que ces deux technologies permettent de réduire l’empreinte écologique de l’installation grâce à leur compacité, d’optimiser le traitement des micropolluants et des matières organiques, et qu’elles sont faciles d’utilisation, a noté Jean Marie Takouleu dans les colonnes du média cité plus haut. Moctar FICOU / VivAfrik                             

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