JMO : les experts s’inquiètent de la situation des coraux constructeurs de récifs

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La communauté internationale célèbre, ce lundi 8 juin 2020, la Journée mondiale des océans (JMO), un moment privilégié pour sensibiliser le monde aux avantages que l’océan procure à l’humanité et à notre devoir d’utiliser ses ressources de manière durable », a rappelé l’Organisation des Nations unies (ONU) qui a articulé le thème de l’édition 2020 sur : « l’Innovation pour un océan durable ».

A signaler que la Journée mondiale de l’océan est une démarche lancée en 1992 à l’issue du sommet de Rio et qui vise à faire du 8 juin de chaque année une occasion de sensibiliser le grand public à une meilleure gestion des océans et de leurs ressources.

La commémoration de la JMO a permis pour la première fois, un panel de spécialistes d’évaluer l’ensemble des espèces de coraux constructeurs de récifs autour des îles françaises de l’océan Indien. Les résultats de cette étude menée par le Muséum d’histoire naturelle, l’Office français de la biodiversité, l’Initiative française pour les récifs coralliens (IFRECOR) et l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) sont inquiétants.

15% des espèces de coraux constructeurs sont menacées à La Réunion, 12% à Mayotte et 6% dans les îles Éparses. Les évaluations ont porté sur 301 espèces de coraux durs, de ceux qui forment les récifs, comme les coraux de feu ou le corail bleu.

Ces coraux sont des animaux dont le squelette externe construit les récifs. Ces récifs forment une barrière de protection des côtes contre l’érosion et les tempêtes, et ils ont aussi une importance économique inestimable pour les pays côtiers.

Les récifs coralliens sont riches en biodiversité, ils servent de pouponnière et de protection à de nombreuses espèces de poissons, mais ce sont des écosystèmes complexes, ce qui les rend très sensibles aux agressions.

À la Réunion et à Mayotte, la menace vient de l’urbanisation des bords de mer, qui conduit aux rejets d’eaux usées et de pollutions, et de la surpêche qui déséquilibre les écosystèmes. Les récifs des îles Eparses, inhabitées, subissent le réchauffement de l’eau causé par le changement climatique.

Ces agressions chassent les algues indispensables à la vie des coraux, c’est la raison pour laquelle ils blanchissent et finissent par mourir si les agressions persistent.      

Moctar FICOU / VivAfrik     

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