Maroc : SOS NDD obtient la gestion déléguée des déchets dans la ville d’Oujda

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Au Maroc, l’entreprise Mohammedia SOS (SOS NDD) a obtenu le contrat de gestion déléguée des déchets dans la ville d’Oujda au nord-est du royaume. C’est le deuxième contrat de ce genre remporté par SOS NDD au Maroc depuis le début de l’année 2020. Bonne nouvelle pour Mohammedia SOS (SOS NDD). L’entreprise spécialisée dans la gestion des déchets vient de décrocher un nouveau contrat au Maroc. Le conseil municipal d’Oujda vient en effet de valider l’offre de la société marocaine dans le cadre d’un appel à manifestation d’intérêt qui a également vu la participation de Mecomar, une entreprise basée à Casablanca. L’appel d’offres a été lancé le 15 juin 2020. Le choix de la municipalité d’Oujda s’est basé sur plusieurs critères, notamment la situation financière des soumissionnaires. SOS NDD remplace désormais la société Sita détenue par le groupe français Suez qui gère les déchets de cette ville de plus de 551 000 habitants depuis 2009. En 2016, Sita s’est lancée dans le recyclage des déchets en mettant en place un système de tri à la source. SOS NDD qui obtient la gestion des déchets devrait certainement poursuivre le tri et le recyclage à Oujda. L’entreprise basée à Casablanca est à son deuxième contrat dans les villes marocaines depuis le début de l’année 2020. En janvier, la société dirigée par Abdelkader Saïd el-Figuigui a obtenu la gestion déléguée des déchets de la ville de Mohammedia située près de Casablanca. Durant 7 ans, l’entreprise assurera la collecte des déchets ménagers et assimilés, ainsi que le transport vers la décharge interprovinciale Mohammédia/Benslimane, située dans la commune de Ben Yakhlef, préfecture de Mohammedia. Pour exécuter cet autre contrat, SOS NDD a acquis 13 bennes tasseuses pour la collecte mobile des déchets, trois bennes satellites et près de 1 500 conteneurs poubelles. Elle se lancera également dans le tri et le recyclage des déchets ménagers à Mohammedia dès 2021, a relayé afrik21.africa.

Le déclassement de la forêt de Mbao divise les populations de Dakar

Deux camps s’affrontent autour du projet de déclassement de 10 hectares dans la forêt Mbao, située en banlieue de Dakar au Sénégal. Certains riverains veulent en faire un cimetière, tandis que d’autres dénoncent une atteinte à l’environnement, un précédent dans la destruction de l’unique poumon vert de la capitale sénégalaise. Une bonne franche des habitants de la commune de Mbao située en banlieue de Dakar au Sénégal est en train de mener un combat écologique. Réunis autour du collectif pour le développement durable de Mbao, ils ont saisi le président de la République afin qu’il mette un terme au projet de déclassement d’une superficie de 10 hectares dans la forêt de Mbao, pour en faire un cimetière. « Nous disons non au ministre Abdou Karim Sall et au maire Abdoulaye Thimbo. Nous n’allons pas accepté que l’on touche à la forêt classée pour un cimetière » ont déclaré des notables de Mbao, membres du collectif. Cette sortie intervenait au lendemain de leur rencontre, tenue le 23 juin 2020 avec Abdou Karim Sall, le ministre sénégalais de l’Environnement et du Développement durable. Ce dernier a rassuré les membres du collectif qu’il n’y avait aucune procédure en cours, visant le déclassement de la forêt de Mbao. Sauf qu’après cette entrevue, les membres du collectif ont découvert que le ministre avait « par acte numéro 02311 du 15 juin 2020, instruit le gouverneur de Dakar de convoquer la commission régionale de conservation des sols, à l’effet d’examiner la demande de déclassement soumise par le maire de la commune de Pikine » d’où le courroux du collectif, résolu à s’en remettre à la plus haute autorité de l’État. Le maire de la ville de Pikine, une commune voisine, avait en date du 19 décembre 2019 adressé une lettre au ministre sénégalais de l’Environnement et du Développement durable, pour la mise à disposition d’un site de 10 hectares localisé dans la forêt de classée de Mbao. Soutenue par une partie de la population, l’action du maire ne vise pas seulement la création d’un cimetière. Le commandant de la brigade de gendarmerie de Keur Massar, Waly Sène, fait partie des soutiens du projet de déclassement de la forêt de Mbao. Selon lui, cela contribuera à stopper des délinquants qui utilisent cette forêt comme base arrière. « La décharge de Mbeubeuss et la forêt classée de Mbao sont les sources de l’insécurité à Keur Massar », affirme Waly Sène. Un argument qui s’ajoute à celui formulé par certains riverains qui demande l’extension du village de Mbao sur la forêt, en raison de l’accroissement de sa population. Le projet de déclassement de la forêt n’est pas sans précédent. La zone s’étendait au départ sur 815 hectares. Mais à la suite d’une régression convenue par les autorités, la forêt couvre désormais une superficie de 722 hectares, a-t-on appris de news.adakar.com.

Indice de performance environnementale : Le Maroc dans le top 10 africain

L’édition 2020 de l’Indice de performance environnementale (IPE) qui analyse des politiques environnementales dans le monde a été rendu public récemment. Cette année, 180 pays dont 52 africains sont classés sur la base de 32 indicateurs de performance à travers 11 catégories. Les chercheurs des universités de Yale et Columbia ont rendu public récemment la version 2020 de l’IPE. Conçu en réponse à une demande du Forum Économique Mondial, cet indice vise à comparer les performances environnementales des pays et ainsi à contribuer à l’amélioration de leurs politiques de protection des écosystèmes et de la santé humaine. Devenue un cadre de mesure de premier plan, l’édition 2020 de l’IPE classe 180 pays (dont 51 africains) sur la base de 32 indicateurs de performance classés en 11 catégories, couvrant les sujets de santé, d’environnement et de vitalité de l’écosystème. Le rapport précise toutefois que, puisque l’IPE s’appuie sur les données publiées en 2019 et collectées plus tôt, les résultats ne prennent pas en compte les impacts d’évènements récents comme les incendies dans la forêt amazonienne, les incendies en Australie, ou la pandémie de covid-19. Ainsi, selon les concepteurs de cet index, les pays avec les meilleurs classements manifestent généralement des engagements de longue durée et développent des programmes soigneusement construits, qui protègent la santé publique, conservent les ressources naturelles et réduisent les émissions des gaz à effet de serre. Par contre, les scores les plus bas du classement sont alloués à des pays qui sont aux prises avec une « gouvernance faible ». Ces scores faibles suggèrent un besoin d’efforts nationaux de soutenabilité environnementale sur un certain nombre de fronts, notamment la pollution de l’air et de l’eau, la protection de la biodiversité et la transition vers l’énergie renouvelable. Ainsi, au niveau mondial, le Danemark émerge en tête du classement, suivi du Luxembourg (2ème), de la Suisse (3ème), du Royaume-Uni (4ème) et de la France (5ème). Les Etats-Unis, quant à eux, se situent à la 24ème place, bien loin devant leur concurrent chinois qui se retrouve dans les profondeurs du classement, à la 120ème place. En Afrique, le classement de tête est occupé par les Seychelles (1er) qui fait même partie du Top 50 mondial, la Tunisie (2ème), le Gabon (3ème), Maurice (4ème) et l’Algérie (5ème).  La palme du continent revient toutefois aux pays d’Afrique du nord qui se retrouvent tous (Tunisie, Algérie, Egypte et Maroc) dans le Top 10 africain de ce classement. Les plus mauvais scores du continent dans l’IPE 2020 sont détenus par la Côte d’Ivoire, la Sierra Leone et le Liberia, a sous un autre registre renseigné panorapost.com.

Moctar FICOU / VivAfrik                               

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