L’IPAR initie une étude sur les effets du Covid-19 sur les ménages agricoles et ruraux du Sénégal

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L’Initiative prospective agricole et rurale (IPAR) s’est, à travers une étude, intéressée aux effets du Covid-19 sur les ménages agricoles et ruraux du Sénégal. Cette étude a examiné de manière descriptive les premiers effets de la pandémie du Coronavirus sur les ménages ruraux au Sénégal après l’entrée en vigueur des mesures de restrictions visant à endiguer l’expansion du virus.

Selon l’Initiative prospective agricole et rurale, les résultats de l’étude font apparaître des différences majeures dans la manière dont le Covid-19 et les mesures de confinement affectent l’existence des ménages ruraux. Ils révèlent que la disponibilité et l’accès aux céréales de base (riz, mil, maïs) ainsi qu’aux autres produits de premières nécessités (huile, sucre, poisson, viande, lait) n’ont pas été perturbés pour la majorité des ménages ruraux, à l’exception de ceux situés dans des zones où la circulation des biens et des personnes est habituellement très dense notamment le centre-ouest du bassin arachidier (entre Thiès et Touba) et la zone orientale du pays (autour de Tambacounda et de Kédougou).

Par contre, poursuit l’IPAR, « nos résultats mettent en évidence d’importants effets négatifs du Covid-19 sur les modes de consommation alimentaires qui ont connu des modifications en termes de quantité (62,4%) et de qualité (70,1%) pour la majorité des ménages des zones rurales. En outre, seuls 45,3% des ménages disposent d’un stock de céréales avec une durée très faible estimée à 22 jours en moyenne ». 

Moctar FICOU / VivAfrik                                   

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