Le partage des connaissances joue un rôle crucial dans l’amélioration des systèmes éducatifs. Dans la perspective de mettre en évidence des données probantes, des pratiques exemplaires, et des innovations régionales qui pourront être adaptées dans d’autres contextes, le programme Partage de connaissances et d’innovations KIX lance un appel à propositions pour répondre aux priorités propres aux 21 pays membres du PME francophone et lusophone en Afrique de l’Ouest, en Afrique centrale, et dans l’océan Indien. Le Programme Partage de connaissances et d’innovations (KIX) est un partenariat entre le Centre de recherches pour le développement international (CRDI) et le Partenariat mondial pour l’éducation (PME) qui vise à relier l’expertise, l’innovation et les connaissances pour aider les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire à renforcer leurs systèmes d’éducation et à accélérer l’atteinte du quatrième objectif de développement durable. Le Programme KIX est composé de quatre pôles régionaux qui représentent des groupes de pays partenaires du PME. Ces quatre centres fonctionnent comme des forums régionaux qui facilitent la circulation et le transfert des connaissances dans le domaine de l’éducation. L’un de ces pôles est le centre KIX Afrique 21 qui rassemble l’Agence Universitaire de la francophonie (AUF), l’Institut de la Francophonie pour l’éducation et la formation (IFEF) et la Conférence des ministres de l’Éducation des États et gouvernements de la Francophonie (CONFEMEN). Le centre KIX Afrique 21 supervise les activités de 21 pays partenaires du PME, situés en Afrique de l’Ouest et centrale et dans l’océan Indien. Cet appel de propositions est ouvert aux organismes du Sud ou aux consortiums d’au plus trois organisations. L’organisation candidate ou l’organisation principale doit être constituée en personne morale juridique et avoir la capacité d’administrer des fonds étrangers. Les propositions de consortiums doivent nommer une organisation principale qui peut accorder des sous-subventions à d’autres organisations. L’organisation principale doit être une organisation du Sud basée en Afrique. Les autres membres du consortium peuvent être des membres de la région; des bureaux nationaux, régionaux ou internationaux d’organisations multilatérales; des organisations non gouvernementales internationales; ou d’autres organisations de l’extérieur de la région. Le présent appel n’est PAS ouvert aux particuliers, aux gouvernements ou aux organisations qui souhaitent utiliser cette subvention pour mener des recherches sur la prestation à but lucratif de services éducatifs de base, lit-on dans les colonnes de auf.org.
Portée du projet
Le PME et le CRDI invitent les organismes individuels ou les consortiums de plusieurs organisations à soumettre des propositions de subventions régionales pour des projets de niveau national, infranational ou régional visant à favoriser le développement et la diffusion de connaissances en appui aux systèmes éducatifs nationaux des pays en développement qui relèvent des défis politiques communs liés à l’amélioration de l’accès, de la qualité et du rendement. Les projets financés dans le cadre de cet appel de propositions doivent : proposer des approches et des innovations pertinentes pour relever certains enjeux de politique communs ; adapter et mettre à l’épreuve ces approches pour évaluer comment démultiplier leurs effets positifs dans les pays membres du PME et mettre à profit les connaissances et favoriser l’adoption des approches dans le cadre des politiques et des pratiques. Cet appel de propositions est destiné à répondre aux demandes de partage de connaissances et d’innovations des pays membres du PME. Dans le cadre du présent appel de propositions, les organisations qui soumettent des propositions sont invitées à relever un ou plusieurs des quatre défis politiques suivants, communs aux pays membres du PME dans les régions de l’Afrique de l’Ouest, de l’Afrique centrale et de l’océan Indien : la formation initiale et continue des enseignants ; offrir des nouvelles chances aux enfants et aux jeunes non-scolarisés et déscolarisés ; promouvoir l’égalité des genres et le succès des filles à l’école et la qualité de l’enseignement et de l’apprentissage en milieu bilingue ou plurilingue. Les propositions devront être soumises avant le 30 septembre 2020 à 23h59 (HNE), en français ou en anglais, au moyen du formulaire de demande en ligne, a conclu le média cité plus haut.
E-Santé / Guinée : Tulip Industry, des « ordinateurs debout » adaptés à l’Afrique
Mountaga Keïta est l’inventeur des « ordinateurs debout », Made in Guinea. A 43 ans, cet ancien banquier, détenteur d’un double master en « Business administration » et en « Achat, approvisionnement, acquisition et gestion des contrats » de l’Université du Maryland, réalise une première en Afrique subsaharienne. Tulip Industry, l’entreprise spécialisée dans l’innovation technologique, qu’il a fondée en 2012, a mis au point un « ordinateur debout ». Il intègre neuf langues et peut servir dans les universités, les écoles, les mairies, les commerces, la régie publicitaire, etc. Ce kiosque internet dispose d’un wifi, d’un haut-parleur de grande performance, d’une caméra de 10 mégapixels et de micros multidirectionnels. Logé dans un coffre-fort en acier, il pèse 60 kg et comprend une imprimante A4 de grande capacité. Il est doté d’une dalle tactile incassable pouvant tenir deux à trois jours sans charge. En concevant ce type d’ordinateur, Mountaga Keïta, qui a rejoint sa Guinée natale en 2007, veut adapter son innovation aux besoins de l’Afrique. Il en donne encore la preuve en lançant, en mars, une tablette médicale destinée aux pharmacies et à la médecine à distance, pour lutter contre le Coronavirus. Elle est équipée d’un oxymètre, d’un thermographe et d’autres outils médicaux pour mieux diagnostiquer la présence du virus chez un potentiel porteur. Mountaga Keïta a investi 1,5 million $ dans son entreprise et emploie 50 employés. Son innovation a remporté la médaille d’or au 47ème Salon international des inventions, à Genève et est cité parmi les 50 meilleures innovations de l’Afrique à Kigali, a pour sa part relayé cio-mag.com.
Moctar FICOU / VivAfrik