La Guinée-Bissau décide de mettre en place un plan d’action pour lutter contre la pêche illicite

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Le ministre bissau-guinéen de la Pêche, Malam Sambu, a annoncé samedi 29 août 2020 lors d’un point de presse que le gouvernement a décidé de mettre en place un plan d’action pour lutter efficacement contre la pêche illicite dans la zone maritime de la Guinée-Bissau. « Bientôt, le pays va acquérir un hélicoptère, deux patrouilleurs et des drones pour surveiller nuit et jour les mouvements des navires dans les eaux bissau-guinéennes », a-t-il déclaré. « Cet hélicoptère de surveillance sera un outil de dissuasion précieux pour la protection de notre zone maritime », a souligné M. Sambu. Parlant de certains navires étrangers qui viennent pêcher en Guinée-Bissau illégalement, le ministre a souligné que « la Guinée-Bissau ne peut pas continuer à fermer les yeux face à ce pillage de ses ressources halieutiques ». Pour lui, ces navires sans licence de pêche profitent de la faiblesse du système de contrôle de la zone maritime bissau-guinéenne pour commettre leur forfait. M. Sambu a rappelé que la pêche constitue un secteur clé pour le développement économique du pays. Par conséquent, l’Etat se doit de protéger et investir davantage dans le système de défense maritime, a-t-on appris de xinhuanet.com.                          

Enlèvement de marins sud-coréens au large de l’Afrique de l’Ouest

Le ministère sud-coréen des Affaires étrangères a fait savoir, samedi, que deux marins sud-coréens avaient été kidnappés, la veille à 8h, heure locale, à 200 km du sud du port de Lomé, la capitale du Togo. Les deux ressortissants étaient à bord du « AP 703 » avec 48 marins ghanéens, lorsque ce thonier battant pavillon ghanéen a été attaqué par un groupe armé non identifié. Ils ont pris en otage les sud-Coréens avant de s’enfuir en direction du Nigeria. Les autres marins ont regagné leur pays à bord de leur navire. Séoul a aussitôt mis en place une cellule de crise en étroite coopération avec les autorités ghanéennes et nigérianes afin de les faire libérer. Déjà, en juin dernier, cinq marins sud-coréens avaient été kidnappés au large de Cotonou, au Bénin, puis rapatriés. Et le mois précédent, un quinquagénaire sud-coréen enlevé près de la côte gabonaise, a été libéré. Le gouvernement du pays du Matin clair a ainsi mis en garde contre les activités de pêche dans les eaux ouest-africaine, note world.kbs.co.kr.

Une filière durable de pêche artisanale aux îles du Saloum au Sénégal

Depuis deux ans,  l’IFDD et Enda Énergie mettent en œuvre un projet dans la commune de Djirnda, dans les îles du Saloum au Sénégal, qui apporte la preuve qu’il est possible de concilier intérêts socio-économiques des acteurs et exigences de préservation de l’écosystème. Dans cette commune abritant 11 villages et 17000 habitants, les ressources halieutiques représentent la principale source de revenus. Seulement, la surpêche et la destruction de la mangrove ont des impacts négatifs sur la biodiversité et les populations insulaires. « Autrefois, nos parents vivaient aisément à partir des ressources halieutiques qu’ils tiraient de la mangrove», explique Salimata Diouf, la présidente du groupement d’intérêt économique des femmes de Baouth. « Aujourd’hui, nous faisons face à un changement drastique qui nous inquiète beaucoup. »  Faly Sathie, pêcheur à Baouth, reconnait : « Les poissons sont devenus rares. Il y a certes, la volonté divine derrière ce phénomène naturel, mais il faut aussi reconnaitre que l’action de l’homme a grandement contribué à la situation actuelle. Avant, on trouvait tout au plus une pirogue dans chaque concession. De nos jours, on peut compter jusqu’à quatre pirogues par famille. » L’une des conséquences de cette perte de ressources est la fuite des jeunes vers les villes, ou même vers l’Europe, au péril de leur vie.  En 2028, l’Institut de la Francophonie pour le développement durable, en partenariat avec la fondation Mava, a initié en 2018, le projet de durabilité de la pêche artisanale dans les îles Saloum, mis en œuvre par l’ONG Enda Énergie, et en lien avec la commune.  En premier lieu, le projet s’est attaché à reboiser la zone : 60 hectares de mangrove ont été replantés. Puis un corridor de 200 récifs artificiels a été mis en place en mai 2020. Parallèlement, le projet a soutenu des activités génératrices de revenus, notamment l’ensemencement et la production d’arches (coquillages), une espèce rentable qui s’était raréfiée au fil des ans. Trois aires de culture des arches ont été développées sur 15 hectares dans la vasière de proximité, et favorisent le repos de poissons pélagiques tels les ethymaloses. Par ailleurs, des initiatives ont été prises pour limiter l’utilisation du bois comme principale source d’énergie pour la cuisson et le fumage du poisson. Ousmane Gning, chargé de programme à l’ONG Enda Énergie, explique: « On ne va pas toujours continuer à faire du reboisement, il faut donc s’attaquer à ce qui cause la dégradation de la mangrove. Nous avons mis en place les boutiques Énergie qui commercialisent des foyers de cuisson propre et des énergies alternatives comme le gaz. »  Une dotation de 650 de gaz butane et 500 foyers améliorés a permis de lancer la boutique auprès des femmes transformatrices de poisson. Enfin, le modèle commercial pour la vente des ressources halieutiques devrait être amélioré via le projet : des recherches de label et autres actions sont en cours pour que le produit soit vendu correctement sur le marché national, voire international, renseigne mediaterre.org.

Moctar FICOU / VivAfrik

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