Cameroun : Ecole de faune de Garoua – Une nouvelle cuvée d’écogardes

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Vendredi 28 août 2020, l’établissement a organisé la cérémonie de fin de formation de 34 spécialistes de la faune. Le même jour, il a reçu un don de trois véhicules. Le 28 août dernier, l’Ecole de faune de Garoua a réalisé un beau doublé. L’établissement de formation des spécialistes de la faune et des aires protégées a mis sur le marché 34 nouveaux produits. Neuf ont été formés dans le cycle A et 26 dans le cycle B. Outre le Cameroun, les nouveaux professionnels sont originaires de la République démocratique du Congo, de la RCA, du Tchad, du Congo. Deux années durant, ces nouveaux soldats de la lutte contre le braconnage ont été outillés dans les nouvelles techniques de sécurisation de la faune sauvage. Jean Abate Edi’i, gouverneur de la région du Nord a présidé cette cérémonie placée sous le haut patronage du ministre des Forêts et de la Faune. Il a demandé aux nouveaux professionnels de ne pas se « transformer en amis des ennemis qui détruisent la biodiversité à savoir les braconniers. » Le gouverneur avait à ses côtés Joseph Nyongwen, secrétaire général du ministère des Forêts et de la Faune. Il a été demandé à cette cuvée de surveiller également à l’abattage incontrôlé et illégal du bois dans les aires protégées. Le Cameroun fait partie du Bassin du Congo, deuxième poumon vert de la planète après l’Amazonie. Il fait également partie du Bassin du Lac Tchad et du Bassin du Niger. Il est donc au cœur de la problématique de la préservation de la biodiversité, des écosystèmes et des aires protégées. Michel Babalé, directeur de l’Ecole de faune de Garoua a souligné que la sortie de la 34ème promotion coïncide avec la « crise environnementale sans précédent » que traverse la planète. Cette crise est marquée par les changements climatiques provoqués par l’homme. Le Cameroun commence à subir de plein fouet les conséquences de ces dérégulations. Les inondations enregistrées dans plusieurs parties du pays ces derniers jours, les pics de chaleur, notamment à Garoua viennent rappeler aux uns et aux autres la nécessité de protéger la biodiversité. Les partenaires au développement, notamment l’Union européenne et la coopération allemande, appuient les efforts du gouvernement dans la préservation des écosystèmes. En marge de la cérémonie de remise des parchemins aux apprenants, ces deux structures ont remis trois véhicules flambant neufs à l’Ecole de faune, créée en 1970. Hans Klein, chef de projet au parc de Bouba Ndjida dans le Mayo-Rey pour le compte de la GIZ, représentait les bailleurs de fonds. Il a réitéré l’engagement de la GIZ à accompagner l’Ecole de faune afin qu’elle produise une qualité de formation de référence à ses apprenants, note allafrica.com.

« Nous devons impérativement reconstruire le secteur du tourisme »

Le tourisme est l’un des secteurs économiques les plus importants au monde. Il emploie une personne sur dix sur la planète et assure des moyens de subsistance à des centaines de millions d’autres. Il stimule les économies et permet aux pays de prospérer. Il donne aux voyageurs la possibilité de découvrir certaines des richesses culturelles et naturelles du monde et rapproche les peuples, mettant ainsi en lumière notre humanité commune. On pourrait aller jusqu’à dire que le tourisme compte parmi les merveilles du monde. On pourrait aller jusqu’à dire que le tourisme compte parmi les merveilles du monde. C’est pourquoi il a été si douloureux de voir comment le tourisme a été dévasté par la pandémie de COVID-19. Au cours des cinq premiers mois de cette année, les arrivées de touristes internationaux ont diminué de plus de moitié et des recettes d’exportation tirées du tourisme d’environ 320 milliards de dollars ont été perdues. Au total, quelque 120 millions d’emplois directs dans le tourisme sont menacés. Nombre de ces emplois relèvent de l’économie parallèle ou de microentreprises et petites et moyennes entreprises, qui emploient une forte proportion de femmes et de jeunes. Si la crise a fortement secoué les économies développées, elle a plongé les pays en développement, en particulier de nombreux petits États insulaires en développement et pays africains, dans une véritable situation d’urgence. Pour les femmes, les populations rurales, les peuples autochtones et nombre d’autres groupes historiquement marginalisés, le tourisme est un vecteur d’intégration, d’autonomisation et de génération de revenus, a sous un autre registre allafrica.com.

La baisse des revenus a entraîné une intensification du braconnage

Le tourisme est également un outil essentiel à la préservation du patrimoine naturel et culturel. La baisse des revenus a entraîné une intensification du braconnage et une accélération de la destruction des habitats dans les zones protégées et autour de celles-ci, et la fermeture de nombreux sites du patrimoine mondial a privé les populations de moyens de subsistance indispensables. Nous devons impérativement reconstruire le secteur du tourisme. Mais cette reconstruction doit se faire en toute sécurité et de manière équitable, et ne doit pas avoir d’incidence sur le climat. Les émissions de gaz à effet de serre liées aux transports pourraient connaître une forte hausse si la reprise n’est pas en phase avec les objectifs climatiques. Pour assurer des moyens de subsistance aux millions de personnes qui dépendent du tourisme, il faut construire une expérience de voyage durable et responsable qui garantisse la sécurité des communautés d’accueil, des travailleurs et des voyageurs. Pour faciliter la reprise, j’ai recensé cinq mesures qui doivent être prises à titre prioritaire. Premièrement, il faut atténuer les incidences socioéconomiques de la crise. Deuxièmement, il est nécessaire de renforcer la résilience de l’ensemble de la chaîne de valeur du tourisme. Troisièmement, il s’agit d’optimiser l’utilisation des technologies dans le secteur du tourisme. Quatrièmement, il faut favoriser la durabilité et la croissance verte. Et cinquièmement, il est essentiel de faciliter l’établissement de partenariats pour permettre au tourisme de contribuer plus avant à la réalisation des objectifs de développement durable. Faisons en sorte que le tourisme retrouve sa position de fournisseur d’emplois décents et de revenus stables et de protecteur de notre patrimoine culturel et naturel, a conclu le média panafricain.

Moctar FICOU / VivAfrik

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