GHI 2020 : Seuls quatre pays africains, dont le Maroc, ont un « faible niveau de famine »

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Dans l’Indice mondial de la famine, publié par Concern Worldwide et l’ONG allemande Welthungerhilfe à l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation, le Maroc occupe 44ème rang sur 107 pays. Il se place ainsi derrière la Tunisie et devant l’Algérie. Alors que le monde célèbre, ce vendredi, la Journée mondiale de l’alimentation, l’agence irlandaise d’aide humanitaire Concern Worldwide et l’ONG allemande Welthungerhilfe viennent de publier leur indice mondial de la famine 2020 (GHI 2020). Un indice qui classe 107 pays dans le monde, dont le Maroc, par rapport au degré de famine. Ainsi, le royaume passe du 42e rang sur 117 pays (9,4 points sur 100), enregistré l’année dernière, au 44ème rang sur 107 Etats, cette année. Il perd aussi 0,5 points, sachant que le meilleur score est celui le plus proche de zéro. Toutefois, le royaume continue de figurer dans la catégorie des pays dits de «faible niveau de famine», soit la première catégorie qui regroupe l’ensemble des pays ayant un score de moins de 9,9 points. Ceux ayant acquis des scores compris entre 10 et 19,9 points figurent dans la catégorie de «niveau de famine modéré», suivis par ceux disposant d’un score de 20 à 34,5 points et qui sont classés dans la catégorie de «niveau de risque grave». Les catégories «niveau inquiétant» (entre 35 et 49,9 points) et «très inquiétant» (plus de 50 points) viennent boucler la boucle. Le Global Hunger Index (GHI) offre la possibilité de comparer les niveaux de famine dans les pays et les régions et vise à attirer l’attention sur les zones où ce fléau sévit, nécessitant ainsi des efforts supplémentaires pour l’éradiquer.  Le classement des pays repose sur quatre indicateurs principaux. Chaque indicateur est évalué en pourcentage et plus le ratio est élevé, plus le pays récoltera un mauvais score. Pour le cas du Maroc, le rapport indique que la proportion de personnes sous-alimentées dans la population représente 4,3%, la mortalité des enfants de moins de cinq ans a également est passée à 2,2%, tandis que la prévalence de l’émaciation chez les enfants de moins de cinq ans atteint 2,6%. Pour sa part, la prévalence du retard de croissance chez les enfants de moins de cinq ans est de 15,1%. Cela n’a pas pour autant empêché le Maroc d’occuper la deuxième place au Maghreb, derrière la Tunisie, arrivée au 23e rang mondial avec 5,7 points et première en Afrique. Le royaume se place ainsi devant l’Algérie, 46ème rang mondial avec 9 points et l’Île Maurice (47e rang). Il s’agit des seuls quatre pays africains à figurer dans les catégories supérieures de ce rapport. L’Egypte (54e) et l’Afrique du Sud (60e), classés dans la catégorie des pays avec un «niveau de famine modéré» viennent clore le top 5 africain.  Le Maroc est également 6e dans la région MENA, derrière le Kuweit, première place de la région et 10e mondial, la Tunisie, l’Arabie saoudite (35e), la Jordanie (43e) et le Liban (44e). Au niveau mondial, ils sont 17 pays, dont la Biélorussie, la Bosnie-Herzégovine, le Brésil, la Chine, Cuba et la Romanie et la Turquie, entre autres, à partager la première place du classement, avec des notes de moins de 5. Les derniers rangs du classement sont occupés par Haiti, le Djibouti, la Guinée, le Niger, la Zambie, le Zimbabwe et le Tadjikistan, classés au 104e rang, le Madagascar (105e), le Timor (106e) et le Tchad (107e), a relayé msn.com.

Famines : l’aide financière n’arrive plus, selon l’Oxfam

L’aide financière promise par les Etats bailleurs pour financer une aide nutritionnelle aux pays les plus pauvres touchés par l’insécurité alimentaire, voire menacés de famine, n’arrive pas à l’ONU, alerte l’ONG Oxfam dans un rapport mardi 13 octobre 2020. La réponse de la communauté internationale à l’insécurité alimentaire mondiale est «dangereusement insuffisante», estime Oxfam dans un rapport publié quelques jours après l’attribution du prix Nobel de la Paix au Programme alimentaire mondial (PAM) de l’ONU. Le manque ou l’absence de financements pour lutter contre la faim touche plus particulièrement sept pays: Afghanistan, Somalie, Burkina Faso, République démocratique du Congo, Nigeria (Nord), Soudan du sud, et Yémen, indique l’ONG dans son rapport intitulé «plus tard sera trop tard». A ce jour, les bailleurs ont versé seulement 28% des 10,19 milliards de dollars demandés en mars par l’ONU pour lutter contre les effets négatifs de la crise épidémique du Covid-19, soit 2,85 milliards de dollars. Dans cinq de ces sept pays les plus exposés à la faim, les bailleurs n’ont versé aucun fonds pour la sécurité alimentaire liée à la pandémie, dénonce Oxfam. Or, entre janvier et septembre 2020, le nombre de personnes en situation d’insécurité alimentaire aiguë a presque triplé au Burkina Faso, passant de 1,2 à 3,3 millions de personnes, souligne par exemple l’ONG. Alors que l’ONU communique sur les quelque 690 millions de personnes -soit une sur 11- qui souffraient de sous-alimentation chronique dans le monde en 2019, Oxfam se concentre sur plus de 55 millions de personnes «au bord de la famine» dans les sept pays les plus touchés. « Aujourd’hui, le monde est de nouveau confronté à une crise humanitaire que l’aide humanitaire ne peut résoudre seule», prévient Oxfam, en appelant les Etats à «fournir immédiatement des niveaux adéquats de financement (en espèces ou en nature)» et à «rompre les liens entre conflit et faim» en autorisant notamment «un accès humanitaire sans entrave». Oxfam appelle aussi les Etats à «investir dans des systèmes alimentaires résilients et équitables », et à « renforcer les investissements dans la production alimentaire agro-écologique pour garantir un revenu décent aux producteurs », a pour sa part relevé lefigaro.fr.

Famine dans le Grand Sud de Madagascar : une équipe de médecins envoyée en renfort

La famine fait rage dans le Grand Sud de Madagascar. Afin de venir en aide aux personnes victimes de malnutrition, une trentaine de médecins et paramédicaux de la capitale malgache vient d’être envoyée dans le Sud. Sur place, l’équipe aura pour mission de monter des centres médicaux afin de prendre en charge les personnes affaiblies.

Le déploiement de cette nouvelle unité, qui vient en renfort de la cinquantaine de personnel médical déjà sur place, est l’occasion d’effectuer divers dépistages notamment du paludisme. Un recensement de la population sera également effectué dans les 5 districts les plus touchés par la famine. L’objectif étant de détecter le profil des victimes de malnutrition, a pour sa part informé freedom.fr.

Moctar FICOU / VivAfrik

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