Le Gabon veut assainir la gouvernance de ses industries extractives

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Au Gabon, après l’audit et les remboursements sur la dette intérieure, le pays veut désormais assainir la gouvernance dans les secteurs des mines et du pétrole. Libreville a décidé de réintégrer l’Initiative sur la transparence des industries extractives (ITIE), une référence mondiale sur la promotion de la bonne gouvernance des ressources pétrolières, gazières et minières. Problème, le Gabon a été suspendu de l’ITIE il y a sept ans. Pour réintégrer l’initiative, une nouvelle équipe a été installée vendredi. Pour réussir son retour dans l’ITIE, le Gabon a désigné une femme bardée de diplômes, notamment en droit et en finances. Formée en France, Léontine Bibey, la nouvelle présidente du groupement d’intérêt, veut aller très vite. « Nous ne ménageons aucun effort afin de permettre à notre pays de reprendre sa part et sa place dans l’ITIE. La première mission consistera par la désignation en ce qui concerne le secteur extractif de leurs représentants, tant pour le pan pétrolier que pour le pan minier. » L’ITIE regroupe trois principaux acteurs: l’État, les compagnies minières et pétrolières, ainsi que la société civile. Georges Mpaga est le représentant de la société civile: « Nous ne sommes pas là pour accompagner le gouvernement, nous sommes là pour nous assurer de la transparence de la bonne gouvernance des revenus du secteur extractif. » Le Gabon avait adhéré pour la première fois à l’ITIE en 2003. Il avait été suspendu en 2013 pour avoir été incapable de fournir les rapports des années 2009, 2010 et 2011. Le secrétariat international de l’ITIE, basé à Oslo en Norvège, avait alors pointé un manque de transparence notoire, informe rfi.fr.                      

Russie-Afrique : Pour son retour sur le continent, la Russie s’appuie sur trois secteurs économiques qu’elle maîtrise bien – les hydrocarbures, le secteur minier et le nucléaire

Pour son retour sur le continent, la Russie s’appuie sur trois secteurs économiques qu’elle maîtrise… Les relations entre la Russie et l’Afrique ont une longue histoire. Le plus grand poète russe, Pouchkine (1799-1837), a des origines africaines : son arrière-grand-père, un « abyssin », fut anobli par Pierre le Grand et devint son ami. Au temps de l’URSS, le Kremlin voyait l’Afrique comme un champ de bataille géopolitique, y menant une « guerre froide »assez chaude contre l’Ouest et ses alliés. Il soutenait les gouvernements et les mouvements rebelles socialistes, directement ou via ses alliés (notamment cubains). Chacun a en tête le « Che » revenant bien déçu de sa rencontre avec Kabila père et ses guérilleros. De nombreux présidents africains (le Namibien Sam Nujoma, l’Angolais José dos Santos) firent leurs études en Union soviétique, comme des dizaines de milliers de médecins, d’ingénieurs et d’économistes africains. Après la chute de l’URSS, la Russie se retira quasi-complètement du continent et n’y retourna qu’à la fin des années 2000, au point que la Russie n’est que le vingtième partenaire commercial de l’Afrique (20 milliards USD d’échanges, contre environ 200 pour la Chine en 2019). Le symbole de l’intérêt accru de la Russie pour l’Afrique est le sommet Russie-Afrique qui s’est tenu en grande pompe en 2019 à Sotchi, rassemblant 45dirigeants africains. Pour son retour sur le continent, la Russie s’appuie sur trois secteurs économiques qu’elle maîtrise bien – les hydrocarbures, le secteur minier et le nucléaire – outre le secteur de la sécurité et de l’armement, indique pour sa part, canalactu.com.

Une mission conjointe à Bondoukou pour sensibiliser à la lutte contre la tuberculose en zone minière

L’Alliance Côte d’Ivoire et le Réseau des femmes du secteur minier de Côte d’Ivoire (FEMICI) ont effectué une mission conjointe, vendredi 11 décembre 2020 à Bondoukou, pour mobiliser et sensibiliser la population à la lutte contre la Tuberculose et les pathologies comorbides en zone minière. Cette sensibilisation est destinée aux communautés des 14 villages impactés par l’exploitation du manganèse ainsi qu’aux autorités administratives membres du Comité de développement local minier (CDLM). L’objectif est de faire un plaidoyer sur l’impact des maladies telles que la Tuberculose et d’autres pandémies comme le Covid-19 et le VIH/ Sida. Selon la représentante de la présidente du FEMICI, Koffi Aimée, il s’agit lors de cette séance de former les représentants communautaires dans la zone minière, membres du CDLM, en matière de sensibilisation sur la gestion sanitaire de ces pandémies afin d’être des relais efficaces auprès de leurs communautés respectives. Créé en mars 2015, le FEMICI est une association, apolitique, non gouvernementale, non confessionnelle et à but non lucratif. Il promeut les politiques de valorisation de la présence et la compétence des femmes dans le secteur minier en Côte d’Ivoire et dans toute l’Afrique. A ce jour, le FEMICI compte près de 1 000 femmes réparties en trois grandes catégories à savoir les femmes professionnelles, celles actives dans l’artisanat minier et les femmes entrepreneures, fulmine de son côté, news.abidjan.net.                          

Moctar FICOU / VivAfrik                                                            

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