Les acteurs de la société civile de la RDC capacités sur la transparence dans l’exploitation forestière

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Le Fonds mondial pour la nature (WWF), une Organisation non gouvernementale (ONG) internationale créée en 1961 a procédé, lundi 21 décembre 2020 à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), au renforcement des capacités des acteurs de la société civile environnementale sur les exigences légales mises en vigueur en matière d’exploitation forestière.   

Signalons que la séance de formation facilitée par la Cellule technique APV / FLEG du ministère de l’Environnement avait pour objectif global de renforcer les capacités de ces acteurs de terrain afin de leur doter des outils nécessaires à la gouvernance forestière. « Nous avons voulu transmettre notre savoir-faire en ce qui concerne la législation forestière aux membres de la Coalition nationale contre l’exploitation illégale de bois, tout en se basant sur le Code forestier et l’arrêté 088 qui englobe la réglementation sur l’exploitation forestière industrielle et artisanale du bois », a confié, dans les colonnes de environews-rdc.org, Jean Wabangawe, membre de la commission technique APV/FLEG.

Six principes complémentaires couvrant l’ensemble des dispositions législatives de ce secteur ont fait l’objet des leçons au cours de cette formation, a souligné à environews-rdc.org Nelphie MIE. Il s’agit de l’entité ayant  une existence légale en République Démocratique du Congo, l’entité détenant les droits d’accès légaux aux ressources forestières, l’entité  devant respecter les conditions légales relatives au travail et les droits des communautés locales et peuples autochtones, de la législation en matière de l’environnement et de la conservation de la diversité biologique, d’aménagement, d’exploitation forestière et de  transformation du bois, ainsi que de l’entité devant respecter la législation en matière de transport, de commercialisation du bois, des obligations en matières économiques et fiscales.

Philippe Nzita, secrétaire exécutif de la Coalition nationale contre l’exploitation illégale du bois (CNCEIB) a, pour sa part, laissé entendre que « la mission que la coalition s’est dotée, consiste à faire le suivi ou d’observation indépendante de cas d’illégalités dans le secteur du bois et ressources naturelles. Ces dispositions législatives et réglementaires doivent être respectées pour que les opérations d’exploitations industrielles du bois d’œuvre menées dans les concessions forestières soient qualifiées légales ».

Cette formation tombe au point nommé pour les bénéficiaires qui entendent appliquer les leçons apprises lors de leurs prochaines missions de terrain.

« Désormais dans nos différentes missions, nous aurons des outils de collectes de données efficaces, prêtes et validées au niveau de la Commission technique du ministère de l’environnement. Il nous arrive de faire des missions sur le terrain sans pour autant avoir des bases solides en termes d’outil de travail. C’est la raison pour laquelle nous venons d’être nourris  de ces outils », a renchéri Philippe Nzinta dans des propos relayés par Nelphie MIE.

Au sortir de ce atelier, les bénéficiaires ont promu de relayer les connaissances acquises à leurs collègues qui n’ont pas pris part à cette séance de travail.

Moctar FICOU / VivAfrik  

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